Frise chronologique
fin XVe - début XVIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Nef et sanctuaire édifiés en deux phases.
XVIe siècle
Ajout du sanctuaire
Ajout du sanctuaire
XVIe siècle (≈ 1650)
Agrandissement probable de l’édifice initial.
14 octobre 1926
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
14 octobre 1926 (≈ 1926)
Inscription à l’inventaire des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Georges (cad. AB 184) : inscription par arrêté du 14 octobre 1926
Personnages clés
| Amédée Guillotin de Corson - Chanoine et historien |
Auteur d’un *Pouillé historique* mentionnant l’église. |
| Françoise Gatouillat - Spécialiste des vitraux |
A étudié les vitraux de Bretagne, dont ceux de l’église. |
| Paul Banéat - Historien local |
A documenté le patrimoine d’Ille-et-Vilaine. |
Origine et histoire
L’église Saint-Georges de Saint-Georges-de-Gréhaigne, située dans le département d’Ille-et-Vilaine en Bretagne, est un édifice religieux construit à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle. Elle se distingue par sa nef voûtée en bois en forme de carène renversée, ornée de poinçons et d’entraits sculptés de gueules de monstres. Le sanctuaire, également voûté en bois mais sans décoration, semble avoir été ajouté ultérieurement, probablement au XVIe siècle, comme en témoigne l’arc brisé séparant les deux espaces. Ce dernier supporte un pignon saillant abritant un clocher mur pour deux cloches, suggérant que la nef constituait à l’origine l’intégralité de l’édifice.
Les vitraux de l’église, datant du XVIe siècle, ainsi que son architecture hybride illustrent les transitions stylistiques entre le gothique flamboyant et la Renaissance. L’édifice a été inscrit aux monuments historiques le 14 octobre 1926, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Les sources historiques, comme les travaux du chanoine Amédée Guillotin de Corson ou les études de Françoise Gatouillat sur les vitraux bretons, soulignent son importance dans le paysage religieux local. L’église appartient aujourd’hui à la commune et reste un témoignage remarquable de l’art sacré en Bretagne à la charnière des XVe et XVIe siècles.
Le site est répertorié dans l’inventaire général du patrimoine culturel sous la référence IA00130792, avec des éléments protégés incluant la structure même de l’église (cadastre AB 184). Son plan et ses particularités architecturales, comme la charpente en carène – typique de certaines églises bretonnes – ou l’absence de décoration dans le sanctuaire, offrent des pistes pour comprendre les pratiques constructives et liturgiques de l’époque. Les archives locales et les études régionales, telles que celles de Paul Banéat sur le département d’Ille-et-Vilaine, complètent ces connaissances en situant l’édifice dans son contexte historique et géographique.