Frise chronologique
IVe siècle
Fondation de l'oratoire
Fondation de l'oratoire
IVe siècle (≈ 450)
Premier oratoire dédié à saint Georges.
VIe siècle
Construction de la chapelle
Construction de la chapelle
VIe siècle (≈ 650)
Remplacement par les moines de Saint-Père-en-Vallée.
1250–1270
Édification de l'église
Édification de l'église
1250–1270 (≈ 1260)
Chapelle remplacée par une église paroissiale.
vers 1500
Agrandissement Renaissance
Agrandissement Renaissance
vers 1500 (≈ 1500)
Ajout du collatéral Sud et voûtes.
1542
Portail latéral classé
Portail latéral classé
1542 (≈ 1542)
Sculptures dont saint Georges et dragon.
13 juillet 1926
Inscription MH du collatéral
Inscription MH du collatéral
13 juillet 1926 (≈ 1926)
Protection du bas-côté Sud.
1927
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1927 (≈ 1927)
Remplacement de la structure délabrée.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Bas-côté Sud : inscription par arrêté du 13 juillet 1926
Personnages clés
| Saint Georges - Martyrisé vers 303 |
Patron de l’église et de l’oratoire originel. |
| Moines de Saint-Père-en-Vallée - Constructeurs (VIe siècle) |
Érigent la chapelle remplaçant l’oratoire. |
| Nicolas Lorin - Fondateur des ateliers Lorin |
Vitraux signés par sa veuve (1893). |
| Charles Lorin - Maître-verrier (XXe siècle) |
Crée les baies n°10 et 14 (1930–1936). |
| François Lorin - Héritier verrier |
Réalise la baie n°8 en 1950. |
| Marquis Charles d’Alvimare de Feuquières - Historien local (XIXe) |
Signale l’état dégradé de l’Arbre de Jessé (1889). |
Origine et histoire
L’église Saint-Georges de Saint-Georges-sur-Eure trouve ses origines au IVe siècle, avec la construction d’un oratoire dédié à saint Georges, martyrisé vers 303. Deux siècles plus tard, des moines de l’abbaye Saint-Père-en-Vallée (Chartres) y érigent une chapelle. Entre 1250 et 1270, cette chapelle cède la place à une église, marquant la naissance de la paroisse, devenue chef-lieu d’une seigneurie dépendant du chapitre de Chartres. L’édifice prend sa forme actuelle vers 1500, avec l’ajout du collatéral Sud, mêlant éléments gothiques (fenêtres à arcs brisés) et Renaissance (voûtes en plein-cintre).
L’architecture de l’église reflète une construction échelonnée sur plusieurs siècles, combinant pierres de grison, silex locaux et pierre de taille de Berchères. Le portail latéral sud (1542), classé aux Beaux-Arts, se distingue par ses sculptures, dont un saint Georges terrassant le dragon. Quatre pignons ornés de fleurons et gargouilles surplombent les vitraux, une rareté architecturale. À l’intérieur, la nef du XIIIe siècle (voûte en berceau) contraste avec la nef latérale du XIVe siècle (voûte d’ogives), abritant une statue en bois du saint patron et un orgue factice à vocation décorative.
Les vitraux, signés par trois générations de la dynastie Lorin (1893 à 1950), illustrent leur savoir-faire. La baie n°4, Arbre de Jessé (début XVIe siècle), conserve un fragment original de roi parmi des losanges modernes. Le clocher actuel (1927) remplace un précédent en ruine, s’appuyant sur une tour inachevée du XVIe siècle. Jusqu’en 1920, l’église était ceinte par le cimetière communal, aujourd’hui déplacé. Depuis 2013, les abords rénovés permettent d’admirer l’ancien jardin du presbytère, ouvert au public.
L’église, dont le collatéral Sud est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1926, appartient à la paroisse La Bonne-Nouvelle en Val de l’Eure. Son histoire reflète les évolutions artistiques et sociales de la région, des origines paléochrétiennes à ses rénovations contemporaines, tout en préservant des éléments médiévaux et renaissants uniques.