Frise chronologique
1115
Première mention écrite
Première mention écrite
1115 (≈ 1115)
Bulle papale confirmant la possession par Déols.
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman sans voûtes, chœur remanié.
1540
Mort de François de Blanchefort
Mort de François de Blanchefort
1540 (≈ 1540)
Tombeau dans la chapelle nord.
XVe-XVIe siècles
Transformations majeures
Transformations majeures
XVe-XVIe siècles (≈ 1650)
Vitrail, tombeau Blanchefort, voûtes gothiques.
1852
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1852 (≈ 1852)
Remplacement après destruction avant 1792.
8 juillet 1911
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
8 juillet 1911 (≈ 1911)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AB 35) : classement par arrêté du 8 juillet 1911
Personnages clés
| Pape Pascal II - Auteur de la bulle de 1115 |
Confirme les possessions de l’abbaye de Déols. |
| François de Blanchefort - Chambellan du roi (†1540) |
Tombeau dans l’église commandé par son fils. |
| Gilbert de Blanchefort - Grand Maître des Logis (†1580) |
Fils de François, commanditaire du tombeau. |
| Hubert de Prie - Abbé et donateur présumé |
Cousin des Blanchefort, représenté en fresque. |
Origine et histoire
L’église Saint-Georges de Saint-Jeanvrin, initialement dédiée à saint Janvier, trouve ses origines au XIIe siècle sous la dépendance de l’abbaye de Déols (Indre), comme en témoigne une bulle papale de 1115 confirmant ses possessions. L’édifice roman, dépourvu de voûtes à l’origine, fut profondément transformé : son chœur fut réduit, et des remaniements visibles sur les piles entre nef et transept datent de cette époque. La dédicace à saint Georges remplaça celle de saint Janvier après le XIVe siècle.
Au XVe et XVIe siècles, les seigneurs de Blanchefort — famille influente de 1485 à 1606 — marquèrent l’église de leur empreinte. La fenêtre centrale de l’abside, ornée d’un vitrail représentant l’Annonciation et leurs armes, fut ouverte à cette période. Le tombeau de François de Blanchefort (†1540), chambellan du roi, fut érigé dans la chapelle nord par son fils Gilbert de Blanchefort, Grand Maître des Logis, mort en 1580. Ces travaux s’accompagnèrent de la reconstruction des contreforts, de l’agrandissement des fenêtres, et de la pose d’une voûte ogivale dans le transept nord.
L’intérieur conserve une fresque médiévale du XIIe siècle sur le mur nord-est, représentant une Crucifixion avec donateurs, peut-être l’abbé Hubert de Prie et saint Hubert, évêque de Liège. Les absidioles, aux entrées distinctes (arc brisé au nord, plein cintre au sud), furent dotées de fenêtres flamboyantes au XVe siècle. Classée Monument Historique en 1911, l’église illustre l’évolution architecturale du roman au gothique, entre patronage monastique et mécénat seigneurial.
Le clocher, détruit avant 1792, fut reconstruit vers 1852, tandis que des restaurations en 1905 modifièrent les toitures. L’édifice, propriété communale, mêle grès, calcaire et pierre de taille, avec des voûtes variées : berceau brisé pour la nef, cul-de-four pour les absides, et ogives pour le transept nord. Son plan roman — nef à trois travées, double transept, et abside semi-circulaire — en fait un témoin rare de l’art religieux berrichon.