Église Saint-Georges de Vesoul en Haute-Saône

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise de style classique

Église Saint-Georges de Vesoul

  • 8 Rue du presbytere
  • 70000 Vesoul
Église Saint-Georges de Vesoul
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Église Saint-Georges de Vesoul
Église Saint-Georges de Vesoul
Crédit photo : Remi Mathis - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1728
Démolition de l'ancienne église
1736-1745
Reconstruction de l'église
17 octobre 1756
Consécration de l'église
1772-1776
Construction de l'orgue
1993
Classement monument historique
2007-2008
Restauration intérieure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise (cad. B 300) : classement par arrêté du 5 juillet 1993

Personnages clés

Mathieu Duchesne Architecte ayant conçu les plans de l'église.
Père Archange Architecte ayant conçu les plans de l'église.
Jean-Pierre Galezot Architecte ayant dirigé la construction de l'église.
Jean Querret Ingénieur ayant participé à la construction de l'église.
Sieur Aymonnet Mécène ayant financé la démolition de l'ancienne église.
Cardinal Choiseul Cardinal ayant consacré l'église en 1756.
Jean-Baptiste Flavigny Évêque constitutionnel de Vesoul pendant la Révolution.
Richard Duplat Architecte responsable de la restauration intérieure en 2007-2008.
Joseph Rabiny Constructeur de l'orgue de l'église.
Jacques-Louis Battmann Organiste de l'église à partir de 1855.

Origine et histoire de l'Église Saint-Georges

L'église Saint-Georges de Vesoul, située au cœur du centre historique de la ville en Haute-Saône, est l'édifice religieux principal de Vesoul et abrite une quarantaine d'œuvres d'art. Elle a été reconstruite entre 1736 et 1745 sur les plans de Mathieu Duchesne et du père Archange, sous la conduite de l'architecte Jean-Pierre Galezot et de l'ingénieur Jean Querret, en remplacement d'une ancienne église médiévale déjà dédiée à saint Georges. La démolition de l'ancienne église remonte à 1728 après le financement apporté notamment par un don du sieur Aymonnet, et la construction connut plusieurs retards liés à des différends et à des modifications de projet avant de débuter réellement en 1736. Consacrée le 17 octobre 1756 par le cardinal Choiseul, elle porta pendant l'Ancien Régime le titre de collégiale en tant que siège du chapitre de Calmoutier, composé de neuf chanoines. Sous la Révolution, la collégiale fut brièvement élevée au rang de cathédrale du diocèse de Vesoul sous l'Église constitutionnelle et Jean-Baptiste Flavigny en fut l'évêque constitutionnel ; le concordat de 1801 rendit ensuite la paroisse au diocèse de Besançon. Classée monument historique en 1993, l'église a fait l'objet d'une importante restauration intérieure en 2007-2008, conduite par l'architecte Richard Duplat pour un montant d'environ 1 500 000 euros, portant sur le chœur, les transepts, la nef, les chapelles, les tribunes et le mobilier liturgique.

L'architecture extérieure relève d'un style classique d'influence jésuite ou Louis XV, caractéristique des constructions dirigées depuis Besançon dans la première moitié du XVIIIe siècle ; la façade présente une porte centrale encadrée de colonnes doriques et des fenêtres sous la corniche correspondant aux nefs latérales. L'édifice mesure environ 43,25 mètres de longueur et 29,60 mètres de largeur, avec des pilastres d'une hauteur de 9,50 mètres. Le clocher, tour carrée couronnée d'un attique à balustres, s'élève sur le flanc méridional et abrite quatre cloches dont un bourdon classé ; deux d'entre elles portent les noms de Louise-Hélène et Marie-Louise et proviennent d'une fonderie de Metz, Goussel.

À l'intérieur, l'église est de type « église-halle », la nef et les bas-côtés étant de même hauteur, et s'organise autour de six chapelles latérales et de deux chapelles entourant le chœur. Ces chapelles sont dédiées à divers saints et confréries : Saint-Éloi et Saint-Vincent (confiée aux serruriers et aux vignerons), Saint-Anne (à la confrérie des cordonniers), les fonts baptismaux qui ont abrité des reliques de Saint-Pierre de Tarentaise de 1819 à 2008, le Saint-Sépulcre avec une Mise au Tombeau et les chapelles consacrées à Notre-Dame-de-Lourdes, Saint-Joseph (initialement dédiée à Sainte-Barbe), à la Vierge — aménagée en 1841 par l'architecte Théodore Le Beuffe en réutilisant un autel du XVIIIe siècle — et au Sacré-Cœur, également aménagée en 1841 par Le Beuffe. La nef et les chapelles sont éclairées par une vingtaine de vitraux datés autour de 1900 ; l'abside présente trois verrières de l'atelier Laurent-Louis Maréchal représentant saint Paul, saint Georges et saint Pierre, tandis que les autres verrières illustrent des scènes de la vie de Jésus, de Marie, de saint Jean et de saint Joseph, réalisées par différents maîtres verriers.

Le mobilier et le décor comprennent environ quarante œuvres référencées dans la base Palissy : peintures, groupes sculptés, statuettes et un orgue de tribune. Parmi les tableaux, neuf sont inscrits ou classés à l'inventaire des Monuments historiques ; on y trouve notamment un Ecce homo d'auteur inconnu daté à la limite des XVIe et XVIIIe siècles, Notre-Dame libératrice de Salins peint en 1639, plusieurs œuvres des XVIIIe et XIXe siècles dont des peintures de Joseph-Urbain Mélin et une commande de l'État à Olivier Pichat représentant saint Georges terrassant le dragon (1851), ainsi qu'une œuvre de Gustave Courtois. Les sculptures comprennent de grands groupes, le plus imposant étant L'Assomption de la Vierge, transférée depuis l'église Notre-Dame de Battant et offerte par Harold Fachard en 1903, installée sur la tribune nord du transept et mesurant plusieurs mètres ; d'autres pièces notables sont le groupe en marbre La Foi offert par le baron Bouvier, des œuvres médiévales comme une Vierge de Pitié et des statues de Saint-Pierre et Saint-Paul, ainsi qu'une Mise au Tombeau réalisée vers 1550 à la charge de Jean Sardon. L'orgue, classé Monument historique depuis le 15 septembre 1965, a été commandé en 1772 à Joseph Rabiny et achevé en 1776 ; il a connu diverses interventions techniques et de restauration aux XIXe et XXe siècles, et Jacques-Louis Battmann y fut organiste à partir de 1855.

L'église possède six cloches au total, dont quatre sont actuellement en usage et deux sont protégées au titre des Monuments historiques, et le clocher méridional a été installé pour ne pas réduire la longueur de l'édifice. La présence d'éléments liturgiques remarquables, tels que la chaire à prêcher, complète l'ensemble du mobilier. La succession des curés est documentée depuis 1735 jusqu'à nos jours, parmi lesquels figure Jean-Baptiste Flavigny pour la période 1791-1816.

Liens externes