Frise chronologique
IXe siècle
Première mention de l'église
Première mention de l'église
IXe siècle (≈ 950)
Citée dans le *Polyptyque* d’Irminon.
XIe siècle
Dépôt des reliques de saint Georges
Dépôt des reliques de saint Georges
XIe siècle (≈ 1150)
Transférées par le moine Usuard.
XIIIe siècle
Reconstruction de l’église
Reconstruction de l’église
XIIIe siècle (≈ 1350)
Travées orientales encore visibles.
1549
Construction de la façade Renaissance
Construction de la façade Renaissance
1549 (≈ 1549)
Portail à trois portes sculpté.
1791
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1791 (≈ 1791)
Fin de la tutelle de Saint-Germain-des-Prés.
16 juillet 1925
Classement monument historique
Classement monument historique
16 juillet 1925 (≈ 1925)
Protection de l’édifice et de ses œuvres.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Georges : inscription par arrêté du 16 juillet 1925
Personnages clés
| Abbé Irminon - Auteur du *Polyptyque* (IXe siècle) |
Première mention écrite de l’église. |
| Usuard - Moine de Saint-Germain-des-Prés |
Transféra les reliques de saint Georges. |
| Jean Bachelier - Écuyer et juge de Paris (1688) |
Dalle funéraire classée dans l’église. |
| Jean-Baptiste Oudry - Peintre (1686–1755) |
Auteur de *L’Adoration des mages* (1717). |
Origine et histoire
L’église Saint-Georges de Villeneuve-Saint-Georges trouve ses origines au IXe siècle, mentionnée pour la première fois dans le Polyptyque de l’abbé Irminon comme un édifice « bien bâti ». Dès le XIe siècle, elle devient une possession de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés, qui y dépose des reliques de saint Georges, un martyr chrétien de Cordoue, transférées par le moine Usuard. Ces reliques donnent à l’église son vocable actuel. La base du clocher, datée du XIe siècle, est la partie la plus ancienne conservée.
L’édifice est reconstruit au XIIIe siècle, puis profondément remanié aux XVIe et XVIIe siècles, notamment avec l’ajout d’une façade Renaissance en 1549, ornée de sculptures représentant la Vierge et des apôtres. La partie supérieure du clocher pourrait dater du XVIIe siècle. L’église reste sous la tutelle de Saint-Germain-des-Prés jusqu’à la Révolution, avant d’être vendue comme bien national en 1791. Trois campagnes de restauration aux XIXe siècle (1820-1822, 1863-1864, 1867-1870) transforment sa structure et son décor intérieur.
Classée monument historique en 1925, l’église conserve des éléments médiévaux (travées du XIIIe siècle) et Renaissance (façade ouest), tandis que la nef, le chœur et les chapelles latérales datent des restaurations du XIXe siècle. Parmi ses trésors, on compte une Vierge de pitié du XVe siècle, des bas-reliefs du XVIe siècle, et une statue de saint Georges terrassant le dragon, probablement du XVIIe siècle. Une cloche de 1791, Georgette Marie Magdelaine, et des fonts baptismaux du XVIIIe siècle complètent ce patrimoine.
L’histoire de l’église est aussi marquée par des œuvres picturales, comme L’Adoration des mages (1717) de Jean-Baptiste Oudry, classée monument historique. Le mobilier liturgique, incluant un fauteuil de célébrant et ses tabourets du XVIIIe siècle, témoigne de son rôle central dans la vie paroissiale. Les dalles funéraires, comme celle de Jean Bachelier (1688), rappellent son ancrage dans l’histoire locale.
Les sources historiques, dont les travaux de l’abbé Lebeuf (XVIIIe siècle) et les études modernes (Pauline Gruau, 2003), soulignent l’évolution architecturale de l’édifice, entre héritage médiéval et adaptations post-révolutionnaires. Aujourd’hui, l’église reste un symbole du patrimoine religieux et artistique du Val-de-Marne.