Église Saint-Georges du Prieuré à Saint-Jeoire-Prieuré en Savoie

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Georges du Prieuré

  • 111-277 Chemin du Prieuré
  • 73190 Saint-Jeoire-Prieuré
Église Saint-Georges du Prieuré
Église Saint-Georges du Prieuré
Église Saint-Georges du Prieuré
Église Saint-Georges du Prieuré
Église Saint-Georges du Prieuré
Église Saint-Georges du Prieuré
Église Saint-Georges du Prieuré
Église Saint-Georges du Prieuré
Église Saint-Georges du Prieuré
Église Saint-Georges du Prieuré
Église Saint-Georges du Prieuré
Église Saint-Georges du Prieuré
Église Saint-Georges du Prieuré
Crédit photo : Florian Pépellin - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1110
Fondation du prieuré
1129
Premier prieur connu
4e quart XIVe siècle
Introduction de la commende
1599
Rattachement des revenus
1667
Sécularisation du prieuré
1762
Fin de la vie priorale
1952
Inscription monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise du Prieuré : inscription par arrêté du 7 mars 1952

Personnages clés

Saint Hugues Iᵉʳ Évêque de Grenoble ayant fondé le prieuré de Saint-Jeoire.
Gérald de La Palud Seigneur de Chignin ayant cédé des terres pour la fondation du prieuré.
Adon Fils de Gérald de La Palud, clerc ayant joué un rôle dans l'établissement du prieuré.
Gérald Premier prieur connu de Saint-Jeoire, cité en 1129.
Comte Amédée III de Savoie Comte de Savoie dans la suite duquel le premier prieur connu est cité.
Claude Châtillon Auteur d'une estampe figurant le prieuré datée de 1600.

Origine et histoire de l'Église Saint-Georges du Prieuré

L'église Saint-Georges est une ancienne église priorale située à Saint-Jeoire-Prieuré, en Savoie. Le prieuré de Saint-Jeoire a été fondé en 1110 et confié aux chanoines réguliers de saint Augustin. Pour son établissement, l'évêque de Grenoble saint Hugues Iᵉʳ a été soutenu par la famille de Gérald de La Palud, seigneur de Chignin, qui a cédé à l'évêque l'église de Chignin avec toute la dîme, ainsi que la moitié des églises et des dîmes de Saint-Jeoire et de Murs; l'évêque a laissé la jouissance de ces églises au clerc Adon, fils de Gérald. L'autre moitié des églises de Saint-Jeoire et de Murs appartenait à la famille de Miolans, cousine de celle de Gérald de Chignin. Le premier prieur connu, un certain Gérald, est cité en 1129 dans la suite du comte Amédée III de Savoie. Les étapes de construction de la priorale restent mal documentées. Au Moyen Âge, le prieuré connut une certaine prospérité et possédait notamment les églises de Chignin, Triviers, Curienne, Arvillard et Détrier. Les dépendances du prieuré étaient liées aux familles de Miolans, de La Chambre et de Chignin ; les Miolans étaient coseigneurs de Saint-Jeoire et de Curienne et fournissaient des prébendes au prieuré. Le prieuré constituait une entité seigneuriale et en a conservé l'aspect fortifié : un plan rectangulaire défendu par des fossés, un mur d'enceinte crénelé et plusieurs tours. Vers le nord, en direction de Triviers, se trouvaient deux tours d'angle ; à l'est, la « tour de Miolans » et la tour du clocher ; du côté de Ronjoug se dressaient la maison-forte du prieur et sa tour, ainsi que la maison des chanoines, ensemble figuré sur une estampe de Claude Châtillon datée de 1600. La commende est introduite dès le XIVe siècle. Les revenus du prieuré sont rattachés au collège de la Sainte-Maison de Thonon-les-Bains par la bulle du pape Clément VIII du 13 septembre 1599; le prieuré est ensuite sécularisé et assimilé à la Sainte-Maison par la bulle du pape Clément IX du 3 novembre 1667. En mai 1762, une bulle de Clément XIII réunit tous les biens du prieuré avec ceux de la Sainte-Maison, faisant disparaître la vie priorale et ne prévoyant que la continuation de la vie paroissiale. L'église est inscrite au titre des monuments historiques le 7 mars 1952.

Liens externes