Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Église Saint-Georges du Prieuré en Savoie

Savoie

Église Saint-Georges du Prieuré

    17 Chemin de la fruitiere
    73190 Saint-Jeoire-Prieuré
Florian Pépellin

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1110
Fondation du prieuré
1129
Premier prieur connu
XIVe siècle
Introduction de la commende
1599
Rattachement à Thonon
1667
Sécularisation du prieuré
1762
Fin de la vie priorale
7 mars 1952
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Saint Hugues Ier - Évêque de Grenoble Fonda le prieuré en 1110.
Gérald/Géraud de La Palud - Seigneur de Chignin Céda des droits pour la fondation.
Adon - Clerc, fils de Gérald Bénéficiaire des églises sa vie durant.
Gérald (prieur) - Premier prieur connu Cité en 1129 avec Amédée III.
Famille de Miolans - Coseigneurs et bienfaiteurs Liés au prieuré et à ses prébendes.
Clément VIII - Pape Rattacha les revenus à Thonon (1599).

Origine et histoire

L’église Saint-Georges du Prieuré, située à Saint-Jeoire-Prieuré en Savoie, est une ancienne église priorale fondée en 1110. Elle fut établie grâce à l’intervention de saint Hugues Ier, évêque de Grenoble, et de Gérald/Géraud de La Palud, seigneur de Chignin, qui céda des droits sur plusieurs églises, dont celle de Saint-Jeoire. Le prieuré fut confié aux chanoines réguliers de saint Augustin, et son premier prieur connu, Gérald, est mentionné en 1129 dans l’entourage du comte Amédée III de Savoie. Le prieuré, prospère au Moyen Âge, possédait plusieurs églises dépendantes et était lié aux familles nobles locales comme les Miolans, les La Chambre et les Chignin.

Le prieuré de Saint-Jeoire formait un ensemble fortifié, entouré de fossés, de murs crénelés et de tours, reflétant son statut seigneurial. Une estampe de Claude Châtillon (1600) montre ses éléments défensifs, dont la « tour de Miolans » et la maison-forte du prieur. Dès le XIVe siècle, la commende y fut introduite, et le prieuré perdit progressivement son autonomie. En 1599, ses revenus furent rattachés au collège de la Sainte-Maison de Thonon-les-Bains par une bulle papale, puis sécularisé en 1667. La vie priorale disparut définitivement en 1762, ne laissant subsister que la paroisse.

L’église, classée monument historique en 1952, témoigne de cette histoire complexe, mêlant pouvoir religieux, seigneurial et familial. Son architecture et ses fortifications illustrent l’importance stratégique des prieurés dans la région savoyarde au Moyen Âge, ainsi que leur déclin progressif sous l’Ancien Régime. Les familles nobles locales, comme les Miolans et les Chignin, y jouèrent un rôle central, tant dans sa fondation que dans son administration.

Liens externes