Frise chronologique
XIVe siècle
Origine du clocher
Origine du clocher
XIVe siècle (≈ 1450)
Construction initiale attestée, plan octogonal.
1567
Destruction partielle
Destruction partielle
1567 (≈ 1567)
Par les protestants pendant les guerres de Religion.
XVIIe siècle
Reconstruction
Reconstruction
XVIIe siècle (≈ 1750)
Après les destructions du XVIe siècle.
1844
Alerte sur l'état de ruine
Alerte sur l'état de ruine
1844 (≈ 1844)
Lettre du maire Laval au ministre.
1894
Début des travaux actuels
Début des travaux actuels
1894 (≈ 1894)
Projet néogothique de Brefeil.
1909
Consécration
Consécration
1909 (≈ 1909)
Par Monseigneur Marty, évêque de Montauban.
25 novembre 1958
Classement du clocher
Classement du clocher
25 novembre 1958 (≈ 1958)
Inscription aux Monuments Historiques.
21 octobre 2011
Fermeture au public
Fermeture au public
21 octobre 2011 (≈ 2011)
Arrêté municipal pour raisons de sécurité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Clocher (cad. B 922) : inscription par arrêté du 25 novembre 1958
Personnages clés
| M. Laval - Maire de Lafrançaise (1844) |
Alerte sur l’état de ruine de l’église. |
| Brefeil - Architecte toulousain |
Conçoit l’église néogothique (1894-1909). |
| Monseigneur Marty - Évêque de Montauban (1908-1929) |
Consacre l’église en 1909. |
Origine et histoire
L’église Saint-Georges du Rouzet, à Lafrançaise, trouve ses origines au XIVe siècle, bien que sa première mention explicite remonte à la destruction partielle de la bastide par les protestants en 1567, lors des guerres de Religion. L’édifice initial, lié à la paroisse Saint-Pierre-de-Benas (attestée jusqu’en 1474), fut reconstruit au XVIIe siècle après sa destruction par les calvinistes. Ce premier bâtiment, modeste, fut à son tour agrandi et modifié au fil des siècles, reflétant les tensions religieuses et les besoins croissants de la communauté.
Au XIXe siècle, l’église, jugée vétuste et instable après 400 ans d’existence, fit l’objet de débats houleux. En 1844, le maire Laval alerte les autorités sur son état de « ruine menaçante », mais les travaux ne débutèrent qu’en 1894, sous la direction de l’architecte toulousain Brefeil. Le projet, initialement ambitieux (clocher plus haut, orientation modifiée vers la place du village), fut ralentit par des problèmes financiers et un procès entre l’entrepreneur et le conseil de fabrique. L’église actuelle, de style néogothique, fut finalement consacrée en 1909 par Monseigneur Marty, évêque de Montauban.
Le clocher, seul vestige partiellement médiéval (XIVe siècle), est classé Monument Historique depuis 1958 pour son plan octogonal en pierre et sa flèche en briques. L’intérieur conserve quelques éléments anciens : un prie-Dieu du XVIIe siècle, une statue de saint Georges terrassant le dragon (XVIIe), et un plateau de quête du XVIe siècle. Depuis 2011, l’accès est interdit pour raisons de sécurité, bien que l’édifice reste un symbole du patrimoine religieux et architectural de l’Occitanie.
L’église illustre les reconstructions successives liées aux conflits religieux (XVIe siècle), aux besoins liturgiques (XVIIe-XIXe siècles), et aux enjeux urbains (réaménagement de la place centrale). Son histoire mêle ainsi destruction, résilience communautaire, et adaptations stylistiques, typiques des édifices cultuels en territoire protestanto-catholique.
Les sources (Wikipedia, Monumentum, base Mérimée) soulignent son rôle dans la mémoire locale, malgré son état actuel. Le mobilier préservé et les archives (lettres du maire, procès-verbaux) offrent un éclairage sur les défis de la conservation patrimoniale en milieu rural.