Frise chronologique
1146
Première mention écrite
Première mention écrite
1146 (≈ 1146)
Archives ecclésiastiques citant l’église.
25 octobre 1162
Bulle papale d’Alexandre III
Bulle papale d’Alexandre III
25 octobre 1162 (≈ 1162)
Confirmation de la chapelle Saint-Géraud à Gellone.
4e quart du XVIe siècle
Construction des chapelles latérales
Construction des chapelles latérales
4e quart du XVIe siècle (≈ 1687)
Ajonction formant un transept.
XVIIe siècle
Travaux d’embellissement
Travaux d’embellissement
XVIIe siècle (≈ 1750)
Sacristie et décors intérieurs.
1981
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1981 (≈ 1981)
Protection de l’édifice par l’État.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise paroissiale Saint-Gérard (cad. C 116) : inscription par arrêté du 25 novembre 1981
Personnages clés
| Alexandre III - Pape (1159–1181) |
Auteur de la bulle de 1162. |
| Fabien Galthié - Ancien capitaine du XV de France |
Résident célèbre du village. |
Origine et histoire
L’église Saint-Géraud de Mas-de-Londres, mentionnée dès 1146 dans des archives ecclésiastiques, est citée dans une bulle papale d’Alexandre III en 1162 sous le nom de capella San Girardi de castro lundrensi. Ce document confirme son rattachement à l’abbaye de Gellone. L’édifice, de plan allongé à nef unique, présente une abside polygonale typique de l’art roman languedocien du XIIe siècle. Son absence de contreforts extérieurs, compensée par l’épaississement des murs, évoque une tradition constructive carolingienne ou préromane.
Au 4e quart du XVIe siècle et au XVIIe siècle, l’église est enrichie de deux chapelles latérales formant un transept rudimentaire, ainsi que d’une sacristie. Ces adjonctions reflètent les évolutions liturgiques post-tridentines et l’essor démographique local. Le clocher-mur à trois arcatures, caractéristique des églises rurales méridionales, domine la façade ouest. À l’intérieur, les chapiteaux ornés de feuilles d’acanthe stylisées, dans l’abside et la nef, témoignent d’une recherche décorative rare pour un édifice rural.
Classée Monument Historique en 1981, l’église illustre la superposition des styles roman et classique, typique des bâtiments religieux occitans ayant traversé les guerres de Religion et la Contre-Réforme. Son histoire est liée à celle du village, dont le nom évolue de Château-de-Londres pendant la Révolution à Mas-de-Londres, reflétant son passé seigneurial et agricole. Aujourd’hui, elle reste un symbole du patrimoine religieux des garrigues montpelliéraines.
Le village de Mas-de-Londres, situé dans les hautes garrigues de l’Hérault, a connu une économie rurale marquée par la viticulture et l’élevage, comme en témoignent les archives communales (1672–1975). L’église, propriété municipale, sert toujours de lieu de culte et de repère identitaire pour les 674 habitants actuels, héritiers d’une histoire médiévale et moderne mouvementée.