Frise chronologique
fin XIIe - début XIIIe siècle
Construction du noyau gothique
Construction du noyau gothique
fin XIIe - début XIIIe siècle (≈ 1325)
Nef et bas-côtés initiaux
début XIVe siècle
Modification du chevet
Modification du chevet
début XIVe siècle (≈ 1404)
Fenêtre exceptionnelle ajoutée
1517
Reconstruction du bas-côté sud
Reconstruction du bas-côté sud
1517 (≈ 1517)
Style gothique flamboyant
vers 1540
Ajout du collatéral nord
Ajout du collatéral nord
vers 1540 (≈ 1540)
Style Renaissance sous François Ier
1605
Travaux sur le clocher
Travaux sur le clocher
1605 (≈ 1605)
Étage de beffroi classique
1873
Effondrement d'une voûte
Effondrement d'une voûte
1873 (≈ 1873)
Restauration par Barruel et Blondel
25 avril 1949
Classement monument historique
Classement monument historique
25 avril 1949 (≈ 1949)
Protection de l'édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Germain (cad. AT 116) : classement par arrêté du 25 avril 1949
Personnages clés
| François Ier - Roi de France |
Règne pendant l'ajout du collatéral |
| Henry Barruel - Architecte |
Dirigea la restauration de 1873 |
| Paul Blondel - Architecte diocésain |
Collabora à la restauration |
| Inchad - Évêque de Paris (811-831) |
Première mention écrite d'Andrésy |
| Ludovic Lepic - Peintre du XIXe siècle |
Auteur d'un tableau inspiré de Guido Reni |
| Nicolas Lorin - Vitrailliste du XIXe siècle |
Restaura les vitraux du XVIe siècle |
Origine et histoire
L'église Saint-Germain d'Andrésy, située dans les Yvelines en Île-de-France, est un édifice religieux dont le noyau gothique remonte à la fin du XIIe et au début du XIIIe siècle. Son plan allongé, avec un vaisseau central flanqué de deux bas-côtés, se termine par un chevet plat. La construction initiale, marquée par des voûtes d'ogives et un triforium, fut suivie de modifications majeures après la guerre de Cent Ans, notamment la reconstruction partielle du bas-côté sud en 1517 dans un style gothique flamboyant.
Au milieu du XVIe siècle, sous le règne de François Ier, un vaste collatéral nord de style Renaissance fut ajouté, remplaçant l'ancien bas-côté nord. Ce collatéral, presque aussi large que la nef et le bas-côté sud réunis, est remarquable pour ses chapiteaux inspirés de Saint-Maclou de Pontoise et ses verrières partiellement originales. Les travaux inclurent une reprise en sous-œuvre de l'élévation septentrionale du vaisseau central, avec des piliers monocylindriques et des modénatures Renaissance.
L'église a subi plusieurs campagnes de restauration, notamment après l'effondrement d'une voûte en 1873, où les architectes Henry Barruel et Paul Blondel reconstruisirent certaines parties en utilisant le procédé Heurteaux. Classée monument historique en 1949, elle conserve des éléments mobiliers notables, dont des tableaux classés et des vitraux des XVIe et XIXe siècles. Son chevet, visible depuis la Seine, et son portail Renaissance en font un témoignage architectural majeur du Vexin français.
Le mobilier inclut des œuvres d'art sacré comme un Christ en croix du XVIe siècle et des tableaux de Ludovic Lepic ou inspirés de Guido Reni et Antoine van Dyck. Les vitraux, datant des XVIe, XIXe et XXe siècles, illustrent des scènes religieuses et des styles variés, dont une verrière Art nouveau de 1930 représentant l'apparition de la Vierge à Pontmain. L'église reste active dans la vie paroissiale, accueillant des messes dominicales.
L'histoire de l'édifice est liée à celle d'Andrésy, mentionnée dès 829 dans des lettres de l'évêque Inchad de Paris. La paroisse, dépendante du chapitre de Paris, fut rattachée au diocèse de Versailles après la Révolution. Les plaques de fondation, comme celle de Jean Meligne (1612) ou d'Hildevert Huche (1666), rappellent les dons des fidèles pour des messes perpétuelles, illustrant le rôle central de l'église dans la communauté locale.
L'extérieur, marqué par un clocher composite et un chevet orné de pinacles, reflète les différentes périodes de construction. Le portail Renaissance du collatéral nord, avec son fronton triangulaire et ses sculptures, contraste avec la façade occidentale, partiellement masquée par un porche gothique flamboyant. L'église, toujours propriété communale, est un exemple emblématique de l'évolution architecturale et artistique en Île-de-France, du Moyen Âge à l'époque moderne.