Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Chœur et parties romanes édifiés.
1538
Portail occidental
Portail occidental
1538 (≈ 1538)
Style Renaissance avec date gravée.
vers 1600
Chapelle de la Vierge
Chapelle de la Vierge
vers 1600 (≈ 1600)
Bâtie par la famille Dauvet.
XVIe siècle
Modifications majeures
Modifications majeures
XVIe siècle (≈ 1650)
Nef allongée, chapelle et mur septentrional ajoutés.
vers 1708
Réunion des portions de cure
Réunion des portions de cure
vers 1708 (≈ 1708)
Deux curés nommés par le seigneur.
1853
Découverte archéologique
Découverte archéologique
1853 (≈ 1853)
Pierre tombale du XVe siècle exhumée.
17 juillet 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
17 juillet 1926 (≈ 1926)
Inscrite par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 17 juillet 1926
Personnages clés
| Arcisse de Caumont - Historien et archéologue |
A décrit l’église dans *Statistique monumentale* (1862). |
| Robertus de Tournebu - Seigneur et présentateur |
Mentionné au XIVe siècle comme patron. |
| Famille Dauvet d’Auvillars - Commanditaires |
A construit la chapelle de la Vierge vers 1600. |
Origine et histoire
L'église Saint-Germain d'Auvillars, située dans le département du Calvados en Normandie, est un édifice catholique dont la construction remonte principalement au XIIe siècle. Elle est isolée au centre du territoire communal, à environ 1 km du bourg de Bonnebosq. L'église appartient au style roman tertiaire, bien que certaines parties de la nef datent du XVIe siècle. Son chœur, entièrement du XIIe siècle, est éclairé par des fenêtres étroites à plein-cintre, tandis que la nef présente un appareil en feuilles de fougère et une porte ornée de têtes grimaçantes d’animaux fantastiques.
L’église a subi des modifications au fil des siècles, notamment l’ajout d’une chapelle au XVIe siècle et d’un portail occidental de style Renaissance en 1538. Ce portail, soutenu par des contreforts saillants, est surmonté d’un clocher carré en charpente. À l’intérieur, la nef est accompagnée d’un bas-côté nord, séparé par des arcades ogivales et à plein-cintre. Le chœur, terminé par un chevet droit, conserve des débris de vitraux médiévaux, dont une tête de Vierge couronnée et des personnages religieux.
L’église a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 17 juillet 1926. Elle abrite des éléments remarquables comme une pierre tombale du XVe siècle, découverte en 1853, représentant un prêtre en chasuble antique, ainsi que deux cloches antérieures à la Révolution, originaires de Saint-Germain de Lisieux. Le cimetière environnant conserve les vestiges d’une croix nimbée du XVIIe siècle et un if centenaire. L’édifice reflète ainsi une histoire riche, mêlant architecture médiévale, ajouts Renaissance et traces de la vie religieuse locale.
La cure de l’église était divisée en deux portions réunies vers 1708, avec deux curés nommés par le seigneur. Au XIVe siècle, le pouillé de Lisieux mentionne dominus Robertus de Tournebu comme présentateur. Les vitraux du chœur portent d’ailleurs l’inscription « De tournebu cure », rappelant ce lien historique. La chapelle de la Vierge, bâtie vers 1600 par la famille Dauvet d’Auvillars, et le retable Louis XV du maître-autel témoignent des embellissements ultérieurs.
Arcisse de Caumont, dans sa Statistique monumentale du Calvados (1862), souligne l’intérêt architectural de l’édifice, notamment pour son chœur roman, ses contreforts plats et son arc triomphal décoré de zigzags. La nef, allongée d’une travée au XVIe siècle, et le mur septentrional, flanqué de contreforts saillants, illustrent les évolutions stylistiques. Les vestiges d’une litre funèbre et les modifications des fenêtres au fil des siècles complètent ce tableau historique.
En 1853, des fouilles lors du repavage du sanctuaire ont révélé une pierre tombale sculptée du XVe siècle, représentant un prêtre avec un chien à ses pieds, ainsi qu’un glaive ancien découvert à 2,50 mètres de profondeur. Ces éléments, associés aux cloches pré-révolutionnaires et à la croix du cimetière, enrichissent la compréhension du patrimoine matériel et spirituel lié à cette église, toujours propriété de la commune d’Auvillars.