Frise chronologique
Xe siècle
Destruction précédente
Destruction précédente
Xe siècle (≈ 1050)
Ancien établissement roman détruit
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification gothique sur site roman
1840
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1840 (≈ 1840)
Premier clocher moderne avant 1940
XVIIIe siècle (2e moitié)
Ajout du porche
Ajout du porche
XVIIIe siècle (2e moitié) (≈ 1850)
Bas-relief et fronton triangulaire
1940
Destruction par l'aviation allemande
Destruction par l'aviation allemande
1940 (≈ 1940)
Clochetons et cloches détruits
1941 (26 mars)
Classement monument historique
Classement monument historique
1941 (26 mars) (≈ 1941)
Protection officielle de l'édifice
1947-1949
Fonte des nouvelles cloches
Fonte des nouvelles cloches
1947-1949 (≈ 1948)
Remplacement par Blanchet (Paris)
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 26 mars 1941
Personnages clés
| Blanchet (fondeur) - Artisan fondeur |
A fondu les cloches en 1947-1949 |
Origine et histoire
L'église Saint-Germain-d'Auxerre de Coulmier-le-Sec, édifiée au XIIIe siècle, remplace un ancien établissement roman détruit vers le Xe siècle. Ce monument gothique, situé dans le département de la Côte-d'Or, présente une nef à trois travées avec des voûtes sur croisées d'ogives et un chevet plat typique, inspiré des édifices templiers. Ses baies en arc brisé et son oculus illustrent l’architecture religieuse médiévale, tandis que son clocher, reconstruit à plusieurs reprises, domine la croisée du transept.
Au XVIIIe siècle, un porche à fronton triangulaire est ajouté, surmonté d’un bas-relief représentant un évêque, reflétant les ajouts baroques de l’époque. Le clocher, détruit en 1940 par l’aviation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, est reconstruit après le conflit avec une flèche rehaussée et quatre clochetons réduits. Les cloches actuelles, fondues entre 1947 et 1949 par la fonderie Blanchet à Paris, remplacent celles perdues, avec des noms évocateurs comme Jeanne-Françoise (655 kg) ou Renée-Cécile-Marcelle, surnommée « la timide » pour son son aigu.
L’intérieur abrite un mobilier remarquable : un crucifix monumental peint et une Vierge à l’Enfant du XVIe siècle, un lutrin et un Christ aux liens du XVIIe siècle, ainsi que des statues polychromes (saint Germain, saint Nicolas) et un baptistère ovoïde atypique. Les dalles funéraires au sol et les vitraux ajoutent à son patrimoine artistique. Classée monument historique le 26 mars 1941, l’église incarne à la fois un héritage médiéval et des transformations liées aux conflits du XXe siècle.