Frise chronologique
1078
Don à l'abbaye de Cluny
Don à l'abbaye de Cluny
1078 (≈ 1078)
Monthelie cédé par Hugues Ier de Bourgogne.
Fin XIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
Fin XIIe siècle (≈ 1295)
Édifice roman avec toit en laves.
XIVe siècle
Modification des baies
Modification des baies
XIVe siècle (≈ 1450)
Remplacement par des fenêtres à remplages.
1764
Remplacement du clocher
Remplacement du clocher
1764 (≈ 1764)
Flèche octogonale en tuiles vernissées ajoutée.
1765-1766
Travaux de restauration
Travaux de restauration
1765-1766 (≈ 1766)
Façade remaniée, caveau et sacristie modifiés.
1er octobre 1991
Classement monument historique
Classement monument historique
1er octobre 1991 (≈ 1991)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Germain d'Auxerre (cad. A 411) : classement par arrêté du 31 octobre 1991
Personnages clés
| Hugues Ier de Bourgogne - Duc de Bourgogne |
Dona Monthelie à Cluny en 1078. |
| Denis Quinard - Architecte juré |
Supervisa les travaux de 1764. |
| Jacques Chenenet - Tailleur de pierre |
Remania la façade en 1765. |
| Estienne Gaillot - Maçon-entrepreneur |
Participe aux travaux de 1765. |
Origine et histoire
L'église Saint-Germain-d'Auxerre de Monthelie, située en Bourgogne-Franche-Comté, est un édifice religieux de style roman construit aux XIIe et XIVe siècles. Elle se trouve sur la route des Grands Crus, en Côte-d'Or, et est dédiée à Saint-Germain-d'Auxerre. Classée monument historique depuis 1991, elle est également reconnue comme un site clunisien, témoignant de son lien historique avec l'abbaye de Cluny.
Le village de Monthelie et son vignoble furent des dépendances de l'abbaye de Cluny pendant cinq siècles, de 1078 (don du duc Hugues Ier de Bourgogne) jusqu'au XVe siècle. L'église, édifiée à la fin du XIIe siècle, arbore un toit en laves de Bourgogne, typique de la région. Son clocher, remplacé en 1764 par une flèche octogonale recouverte de tuiles vernissées, marque une évolution architecturale tardive.
L'édifice se compose d'une nef à quatre travées, d'un chœur prolongé par une abside en cul-de-four, et de deux chapelles latérales formant un bas-côté. Les modifications majeures incluent l'ajout de grandes baies à remplages au XIVe siècle, remplaçant les petites fenêtres romanes. En 1764, l'architecte Denis Quinard supervisa des travaux incluant la reconstruction de la façade, l'ajout d'un oculus, et la consolidation du clocher.
Les éléments intérieurs, comme les doubleaux retombant sur des pilastres ou des culots, et les chapiteaux, reflètent le style roman. L'abside, éclairée par une baie à remplage, conserve des traces de ses anciennes fenêtres en plein-cintre, aujourd'hui murées. À l'extérieur, les contreforts en pierre de taille et les chaperons en laves ou en tuiles vernissées illustrent les techniques locales.
L'église fut classée monument historique le 1er octobre 1991, reconnaissant sa valeur patrimoniale. Son histoire est aussi marquée par des ajouts postérieurs, comme la sacristie droite construite au XIXe siècle. Les archives mentionnent des réparations en 1765-1766, incluant l'exhaussement des murs et la création d'un caveau dans la chapelle Saint-Jean.
Enfin, son statut de site clunisien rappelle son appartenance au réseau des dépendances de l'abbaye de Cluny, un acteur majeur de la vie religieuse et économique médiévale en Bourgogne. Les matériaux locaux, comme les laves et les tuiles vernissées, soulignent son ancrage dans le terroir viticole de la Côte-d'Or.