Frise chronologique
832
Fondation de la paroisse
Fondation de la paroisse
832 (≈ 832)
Première mention selon l'abbé Gautier.
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification de la base du clocher et chapelle.
Fin XVe - milieu XVIe siècle
Reconstruction gothique flamboyante
Reconstruction gothique flamboyante
Fin XVe - milieu XVIe siècle (≈ 1661)
Chœur et chapelle revoûtés après la guerre de Cent Ans.
1668
Restauration du collatéral nord
Restauration du collatéral nord
1668 (≈ 1668)
Date inscrite sous une voûte avant 1990.
1785
Bénédiction de la cloche
Bénédiction de la cloche
1785 (≈ 1785)
Cloche nommée Renée, marraine : famille de Maupeou.
1862
Construction de la sacristie
Construction de la sacristie
1862 (≈ 1862)
Agrandissement après déplacement du cimetière.
3 juillet 1969
Classement monument historique
Classement monument historique
3 juillet 1969 (≈ 1969)
Inscrite par arrêté ministériel.
1992-1993
Restauration complète
Restauration complète
1992-1993 (≈ 1993)
Découverte de peintures murales non reconstituées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. 1940 C 756) : inscription par arrêté du 3 juillet 1969
Personnages clés
| Abbé Vital Jean Gautier - Historien local |
Atteste la fondation de la paroisse en 832. |
| Pierre Montier - Curé de Noisy en 1785 |
A béni la cloche nommée Renée. |
| Famille de Maupeou - Nobles locaux |
Donateurs de la cloche et d'un retable. |
| Abbé Dupuis - Curé et peintre (1836-1887) |
Auteur du tableau de la Vierge à l'Enfant. |
| René de Maupeou - Marquis de Noisy (1663-1734) |
Donateur du retable du maître-autel. |
| Abbé Robillard - Dernier curé résident |
Quitta Noisy avant 1929. |
Origine et histoire
L'église Saint-Germain-d'Auxerre, située à Noisy-sur-Oise dans le Val-d'Oise, est un édifice catholique paroissial dont la fondation remonte au moins au XIIIe siècle, bien que la paroisse soit attestée dès 832. Son architecture actuelle, marquée par un double vaisseau rare en Île-de-France, résulte de plusieurs campagnes de construction et de reconstruction, notamment aux XVe et XVIe siècles après les dommages de la guerre de Cent Ans. Le chœur, de style gothique flamboyant, contraste avec la nef plus rustique, tandis que le clocher, daté du XIIe ou XIIIe siècle, témoigne des origines médiévales du bâtiment. La chapelle des fonts baptismaux et la base du clocher, parmi les parties les plus anciennes, présentent un appareil en pierre de taille caractéristique de cette époque.
L'église a subi des transformations majeures au fil des siècles, notamment un revoûtement du chœur et de la chapelle Saint-Joseph à la période flamboyante, ainsi que des ajouts comme la sacristie en 1862. Classée monument historique en 1969, elle a bénéficié d'une restauration complète dans les années 1990, révélant des vestiges de peintures murales non reconstituées. Son mobilier, bien que modeste, inclut des retables du XIXe siècle et une cloche de 1785, marquée par les traces de la Révolution française. Aujourd'hui affiliée au groupement paroissial de Viarmes, elle conserve un rôle actif dans la vie religieuse locale, avec des messes célébrées mensuellement.
L'élévation sud de l'édifice offre une silhouette pittoresque, marquée par la juxtaposition de volumes disparates : la chapelle des fonts baptismaux, le clocher en bâtière, et la sacristie. Ces éléments, bien que rustiques, reflètent les adaptations successives de l'église aux besoins liturgiques et communautaires. Le porche du XVIIe siècle, ajout devant le portail occidental, et les contreforts caractéristiques des XIIe et XIIIe siècles, soulignent cette évolution architecturale. Malgré l'absence d'éléments sculpturaux remarquables, l'église se distingue par son plan à double vaisseau, rare dans la région, et son histoire liée à l'abbaye de Saint-Denis, ancien collateur de la cure.
Sous l'Ancien Régime, Noisy-sur-Oise dépendait du diocèse de Beauvais, et son église était sous la protection des abbés de Saint-Denis. La Révolution française a entraîné son rattachement au diocèse de Versailles, puis à celui de Pontoise après 1966. Les transformations du XIXe siècle, comme le déplacement du cimetière en 1862, ont libéré de l'espace pour l'agrandissement de la sacristie. Les restaurations du XXe siècle, notamment celle de 1992-1993, ont permis de préserver cet édifice emblématique, tout en effaçant partiellement les traces de son passé médiéval.
Le mobilier de l'église, bien que non classé, comprend des éléments notables comme les boiseries de la chapelle des fonts baptismaux et une porte sculptée du XVIe siècle. Les retables du chevet, dont celui offert par le marquis de Noisy au XVIIe siècle, illustrent les liens entre l'édifice et les familles nobles locales. La cloche de 1785, bénie par le curé Pierre Montier, porte les noms des donateurs, dont la famille de Maupeou, et les traces des burinages révolutionnaires. Ces éléments, combinés à l'architecture, font de l'église un témoin précieux de l'histoire religieuse et sociale de la région.