Frise chronologique
XIIe siècle
Construction de la nef romane
Construction de la nef romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Origine de l'édifice et du clocher.
1391
Sac de l'église
Sac de l'église
1391 (≈ 1391)
Par Archambaud VI, comte de Périgord.
1641
Restauration de l'édifice
Restauration de l'édifice
1641 (≈ 1641)
Après les destructions précédentes.
XVIe siècle
Modifications gothiques et Renaissance
Modifications gothiques et Renaissance
XVIe siècle (≈ 1650)
Portail en anse de panier, arcs ajoutés.
8 juin 1967
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
8 juin 1967 (≈ 1967)
Protection officielle de l'église.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 1191) : inscription par arrêté du 8 juin 1967
Personnages clés
| Archambaud VI - Comte de Périgord |
Auteur du sac de 1391. |
Origine et histoire
L'église Saint-Germain d'Auxerre de Sorges, située à Sorges-et-Ligueux-en-Périgord, est un édifice d'origine romane dont la nef date du XIIe siècle. Elle présente un clocher à coupole sur l'avant-chœur et un chœur rectangulaire, remplaçant une abside semi-circulaire primitive. Son architecture combine des éléments romans, comme la façade occidentale juxtaposant parties romane et Renaissance, et des ajouts gothiques, dont un portail du XVIe siècle en anse de panier orné de médaillons allégoriques (la Jeunesse et la Mort) et d'anges sonneurs.
L'église a subi des destructions majeures, notamment en 1391 lors du sac par les troupes d'Archambaud VI, comte de Périgord, puis pendant les guerres de Religion, où elle fut pillée et probablement incendiée, entraînant la disparition de ses voûtes. Une restauration fut entreprise en 1641. Au XVIe siècle, le mur nord de la nef fut percé de deux grands arcs en tiers-point pour créer un collatéral, tandis que le mur sud, doté de cinq arcs reliant des pilastres, fut modifié. Deux grandes baies furent ajoutées au XVIIe siècle. Le clocher roman, renforcé peut-être au XVIe siècle, abrite un escalier menant à une chambre des cloches ayant servi de salle de défense, et une autre chambre défensive existait probablement au-dessus de la voûte du chœur.
La façade occidentale illustre la superposition des époques : un portail roman plein cintre sous une archivolte en tiers-point coexiste avec un arc de décharge Renaissance. L'avant-chœur, soutenu par quatre arcs brisés à rouleau, précède un chœur rectangulaire postérieur. Les élévations sud de l'avant-chœur et du chœur portent des traces de retouches multiples. Sous le chœur roman, une chambre funéraire a été identifiée. L'édifice, inscrit aux Monuments Historiques depuis 1967, appartient à la commune et témoigne des bouleversements architecturaux et politiques de la région, des conflits médiévales aux restaurations modernes.