Frise chronologique
XIe siècle
Construction de la nef et du transept
Construction de la nef et du transept
XIe siècle (≈ 1150)
Parties romanes originales conservées partiellement.
XIIIe siècle
Reconstruction du chœur et modifications
Reconstruction du chœur et modifications
XIIIe siècle (≈ 1350)
Voûtes angevines, triplet de vitraux, porte nord.
1861
Construction façade et clocher
Construction façade et clocher
1861 (≈ 1861)
Découverte du baptistère mérovingien sous-jacent.
12 juin 1926
Inscription à l'Inventaire Supplémentaire
Inscription à l'Inventaire Supplémentaire
12 juin 1926 (≈ 1926)
Protection partielle de l’édifice (sauf parties classées).
1944
Dommages aux vitraux par une bombe
Dommages aux vitraux par une bombe
1944 (≈ 1944)
Vitraux du XIIIe siècle soufflés mais réparables.
19 juin 1946
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
19 juin 1946 (≈ 1946)
Protection de la nef, du transept et du chœur.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, sauf parties classées (cad. C 601) : inscription par arrêté du 12 juin 1926 ; La nef, le transept et le choeur : classement par arrêté du 19 juin 1946
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité dans les sources |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique. |
Origine et histoire
L’église Saint-Germain de Civray-de-Touraine, classée Monument Historique, présente une architecture composite reflétant plusieurs époques. Sa nef et son transept, datant du XIe siècle, constituent les parties les plus anciennes, tandis que le chœur du XIIIe siècle se termine par un chevet plat. Ces éléments romans et gothiques coexistent avec une façade et un clocher reconstruits en 1861, dont les travaux ont mis au jour les vestiges d’un baptistère mérovingien relié à une église primitive, remplacée au XIe siècle par la nef actuelle. Le mur méridional de cette nef et les murs du croisillon sud sont les seuls témoignages conservés de cette première construction.
Au XIIIe siècle, des modifications majeures furent apportées : le mur nord de la nef fut percé d’une porte en arc brisé, tandis que le chœur, divisé en deux travées voûtées à la manière angevine, remplaça l’abside romane d’origine. Ce chœur abritait un triplet de vitraux du XIIIe siècle, représentant des scènes de la Passion, de la vie de saint Nicolas et de saint Germain. Endommagés par une bombe en 1944, ces vitraux furent heureusement réparables. Le mur de la nef, surélevé ou réparé à cette époque, illustre aussi les adaptations successives du bâtiment.
L’église, propriété de la commune, est partiellement classée depuis 1946 (nef, transept, chœur) et inscrite depuis 1926. Son histoire révèle une stratification architecturale typique des édifices religieux ruraux, où chaque siècle a laissé une empreinte, des fondations mérovingiennes aux restaurations modernes. Les découvertes archéologiques, comme le dallage du baptistère, soulignent son ancrage dans un passé bien plus ancien que ses murs visibles.