Frise chronologique
930
Première mention écrite
Première mention écrite
930 (≈ 930)
Testament d'Adhemar des Échelles citant une église.
XIIe siècle
Intégration au castrum
Intégration au castrum
XIIe siècle (≈ 1250)
Chapelle castrale du système défensif local.
XVIIe siècle
Transformation en église paroissiale
Transformation en église paroissiale
XVIIe siècle (≈ 1750)
Agrandissement et réorientation du chœur.
1932
Création des vitraux
Création des vitraux
1932 (≈ 1932)
Œuvre de Georges-Émile Lebacq.
5 janvier 1949
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
5 janvier 1949 (≈ 1949)
Protection officielle de l'édifice.
1952
Restauration du portail
Restauration du portail
1952 (≈ 1952)
Travaux sur le portail sud.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par arrêté du 5 janvier 1949
Personnages clés
| Adhemar des Échelles - Vicomte de Turenne |
Mentionne l'église en 930 dans son testament. |
| Raymond de Cornil - Évêque de Cahors (1280-1293) |
Baptisé au castrum de Creysse. |
| Jean de Cornil - Bailli de Creysse |
Enfeu possible dans l'église (mort en 1473). |
| Anet de Cornil - Membre de la famille seigneuriale |
Enfeu possible (mort en 1503). |
| Saint Louis - Roi de France |
Aurait déposé des reliques en 1244. |
| Georges-Émile Lebacq - Artiste verrier |
Auteur des vitraux en 1932. |
Origine et histoire
L'église Saint-Germain de Creysse, située dans le Lot en Occitanie, trouve ses origines au moins dès le Xe siècle, comme en témoigne une mention dans le testament du vicomte de Turenne Adhemar des Échelles en 930. Le site, perché sur un promontoire dominant la Dordogne, offrait une position stratégique défensive. L'édifice actuel, intégré au castrum fortifié dès le XIIe siècle, servit de chapelle castrale jusqu'au XVIIe siècle, époque à laquelle il devint église paroissiale.
Au XVIIe siècle, l'église fut agrandie en intégrant l'ancienne salle de justice du XIVe siècle, adjacente au nord. Cette extension entraîna une réorientation du chœur vers le nord et l'ajout d'une seconde abside, créant une particularité architecturale unique. Le portail sud, probablement issu du réemploi d'un portail roman de l'ancienne église Saint-Vincent du Vigan, fut ajouté ou restauré, notamment en 1952.
L'église conserve des traces de son histoire médiévale, comme un enfeu orné d'un fragment de peinture représentant une Mise au tombeau et portant les armes de la famille de Cornil, seigneurs de Creysse des XIIe au XVe siècles. À l'intérieur, une litre funéraire arbore les armoiries des vicomtes de Turenne, famille de La Tour, soulignant les liens féodaux de la région. Classée Monument Historique en 1949, elle abrite également un maître-autel du XVIIIe siècle et des vitraux créés par Georges-Émile Lebacq en 1932.
La chapelle castrale initiale, datée partiellement du XIIe siècle, fut modifiée aux XVe et XVIIe siècles. La charpente, refaite au XVe siècle, et les deux absides voûtées en cul-de-four illustrent ces transformations. Le site, propriété de la commune, témoigne de l'évolution architecturale et religieuse d'un lieu de pouvoir médiéval en espace paroissial.
Selon la tradition locale, saint Louis aurait déposé des reliques de la Couronne d'épines dans l'église lors de son pèlerinage à Rocamadour en 1244, avec sa mère Blanche de Castille. Quatre bustes-reliquaires et un tabernacle pyramidal en bois doré, orné de scènes religieuses, enrichissent le mobilier liturgique. Ces éléments reflètent la dévotion et le mécénat artistique liés à ce monument au fil des siècles.