Église Saint-Germain de Gergy en Saône-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise romane et gothique

Église Saint-Germain de Gergy

  • 56 Grande Rue
  • 71590 Gergy
Église Saint-Germain de Gergy
Église Saint-Germain de Gergy
Église Saint-Germain de Gergy
Église Saint-Germain de Gergy
Crédit photo : Green71 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
Début du XIIIe siècle
Construction initiale
Seconde moitié du XVe siècle
Chapelle funéraire ajoutée
1644
Reconstruction du clocher
XVIIe siècle
Ajout de la sacristie
1826
Réparation de la flèche
1959
Réparation de la flèche
1985-2017
Restauration intérieure
2013
Restauration de la toiture
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise : inscription par arrêté du 22 juillet 1937

Personnages clés

Claude Joannelle Historien attribuant la construction au prieur de Saint-Marcel de Chalon.
Béatrice de Réon Mécène ayant financé la construction de l'église.
Jean Lebault Fondateur de la chapelle Saint-Jean-Baptiste et seigneur local.
Philippe le Bon Duc de Bourgogne ayant anobli Jean Lebault.

Origine et histoire de l'Église Saint-Germain

L'église Saint‑Germain de Gergy, située sur la commune de Gergy (Saône‑et‑Loire, Bourgogne‑Franche‑Comté), appartient à la paroisse Saint‑Paul‑Apôtre dont le siège est à Chalon‑sur‑Saône et qui regroupe cinq clochers. L'édifice a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 22 juillet 1937. Sa construction remonte au début du XIIIe siècle ; Claude Joannelle l'attribue au prieur de Saint‑Marcel de Chalon, décimateur et patron de la cure, et les travaux auraient été financés par Béatrice de Réon. L'église semble avoir succédé à un bâtiment roman et relève du gothique primitif, comparable aux églises voisines de Saint‑Marcel, Fontaines, Chagny, Saint‑Loup de La Salle ou Chaudenay. Elle se compose d'une nef principale de trois travées, flanquée de deux collatéraux de même longueur et prolongée par un chœur droit d'une travée. Dans la seconde moitié du XVe siècle, Jean Lebault, anobli par Philippe le Bon en 1462, fit ériger dans la première travée du bas‑côté gauche une chapelle funéraire dédiée à Saint‑Jean‑Baptiste, y fit sculpter ses armoiries sur les supports et y ajouta un lavabo orné d'une accolade. Au XVIIe siècle, le clocher s'écroula en entraînant une partie de la façade et des voûtes de la nef ; la reconstruction, datée par une inscription de 1644 sur le contrefort droit et une pierre de la chaîne d'angle, comprit la réfection de la nef et entraîna la perte du tympan primitif du portail ainsi que d'une partie de sa voussure. La sacristie date du XVIIIe siècle. Le clocher primitif fut profondément remanié en 1644 après cet effondrement lié à la foudre ; sa flèche pyramidale a été réparée en 1826 après un ouragan, puis de nouveau en 1959 après un nouvel impact de foudre. La toiture a été intégralement restaurée en 2013 et un coq neuf a remplacé celui installé en 1959. L'intérieur a fait l'objet d'une restauration engagée à partir de 1985 et conduite en quatre phases entre 2013 et 2017, portant successivement sur la façade ouest et le clocher, la nef et le chevet, le bas‑côté nord, puis le bas‑côté sud avec la petite porte et la litre seigneuriale. Le mobilier comporte notamment un confessionnal du XVIIIe siècle, une Vierge à l'Enfant du XVIIe siècle, une pietà du XVe siècle visible dans une niche du chœur et un saint Jean‑Baptiste du XVe siècle. Huit pierres tombales sont visibles dans l'église ; parmi elles, dans le collatéral nord, la dalle de Jean Lebault — fondateur de la seigneurie du Méberthaud, de l'hôpital des pauvres de Gergy et de la chapelle familiale Saint‑Jean‑Baptiste — sous laquelle il fut inhumé en 1490 ; cette dalle, surmontée du blason des Lebault, a été classée au titre des monuments historiques en 1923. L'édifice, diocésain d'Autun, est toujours un lieu de culte catholique affecté à la paroisse Saint‑Paul‑Apôtre et déclaré affectataire au titre de la loi de 1905.

Liens externes