Construction initiale XIe siècle - XIIe siècle (≈ 1150)
Édification de l'église d'origine romane.
1229
Placement sous patronage
Placement sous patronage 1229 (≈ 1229)
L'église est placée sous le patronage de l'abbaye bénédictine de Massay.
XIIIe siècle
Peintures murales
Peintures murales XIIIe siècle (≈ 1350)
Création de peintures murales sur les murs nord et sud de la nef.
Fin XIIIe siècle - Début XIVe siècle
Représentation de gisants
Représentation de gisants Fin XIIIe siècle - Début XIVe siècle (≈ 1395)
Ajout de la représentation d'un couple de gisants sur le mur nord.
XVe siècle
Reconstruction partielle
Reconstruction partielle XVe siècle (≈ 1550)
Reconstruction du chœur, du chevet et d'une chapelle au nord.
XVIIe siècle
Reconstruction après guerres
Reconstruction après guerres XVIIe siècle (≈ 1750)
Reconstruction partielle de l'église après les guerres de Religion.
2004
Incendie et destruction
Incendie et destruction 2004 (≈ 2004)
Un incendie détruit le clocher et la toiture de la nef.
2007
Restauration moderne
Restauration moderne 2007 (≈ 2007)
Restauration du clocher et de la toiture de la nef avec pose d'un nouveau lambris.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise, en totalité (cad. A 736) : inscription par arrêté du 14 avril 1998
Personnages clés
François Deshoulières
Historien ayant étudié l'église et évoqué la chapelle nord comme souche possible d'un clocher primitif.
Origine et histoire de l'Église Saint-Germain
L'église du prieuré Saint-Germain de La Celle, située sur la commune de La Celle-Condé (Cher, Centre-Val de Loire), est propriété communale et dépend de la paroisse Sainte-Jeanne de France à Lignières. D'origine romane, sa construction remonte à la première moitié du XIIIe siècle et elle était, en 1229, placée sous le patronage de l'abbaye bénédictine de Massay et siégeait en tant que prieuré. L'édifice, de dimensions modestes, se compose d'une nef à vaisseau unique prolongée par un chœur à chevet plat et surmontée en façade d'un clocher au toit octogonal. La nef et le chœur sont couverts d'une charpente lambrissée formant un berceau brisé. L'ensemble conserve des peintures murales, partiellement recouvertes d'un badigeon, sur les murs nord et sud de la nef ainsi que sur l'arc d'entrée du chœur. Sur le mur nord se lit une série de cinq ou six scènes peintes attribuées au XIIe siècle, parmi lesquelles la lutte d'un saint contre le Diable ou la guérison d'un démoniaque, un groupe de trois anges dont l'interprétation (Trinité ou allégories de vertus) demeure incertaine, puis la Rencontre sur le chemin d'Emmaüs suivie du repas d'Emmaüs. L'arc diaphragme porte les vestiges d'une Crucifixion relevant de la même campagne picturale. À l'ouest de cet ensemble, sur le même mur nord, figure la représentation d'un couple de gisants dont les âmes sont conduites au paradis par des anges ; ce décor, vraisemblablement accompagné d'une épitaphe, date de la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe siècle. Le chœur, le chevet et une chapelle au nord semblent avoir été reconstruits au XVe siècle ; cette chapelle, de faible hauteur et voûtée en berceau plein cintre, a été envisagée par François Deshoulières comme la souche possible d'un clocher primitif. L'ouverture de deux communications en demi-cercle entre la chapelle et la nef a entraîné la destruction de peintures qui s'y trouvaient. L'église a été ruinée pendant les guerres de Religion puis partiellement reconstruite au XVIIe siècle. En 2004, un incendie d'origine électrique a détruit le clocher et la toiture de la nef ; ils ont été restaurés en 2007, avec la pose d'un nouveau lambris pour la nef.