Frise chronologique
1176
Concession du patronage
Concession du patronage
1176 (≈ 1176)
Richard II de Bohon autorise la cession aux abbés.
1194
Confirmation de la concession
Confirmation de la concession
1194 (≈ 1194)
Guillaume Ier de Tournebut valide le patronage.
début XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
début XIIIe siècle (≈ 1304)
Édifice à double nef dédié à Germain le Scot.
1595
Inscription lapidaire
Inscription lapidaire
1595 (≈ 1595)
Épitaphe d’Anne Le Prévost, exemple calligraphique.
1614
Décès de Barthole Desplains
Décès de Barthole Desplains
1614 (≈ 1614)
Prêtre célébré par son épitaphe élogieuse.
1693
Curé Louis Lepolley
Curé Louis Lepolley
1693 (≈ 1693)
Attesté comme curé de la paroisse.
vers 1760
Élargissement du bas-côté
Élargissement du bas-côté
vers 1760 (≈ 1760)
Fenêtres en anse de panier ajoutées.
1er août 1966
Classement monument historique
Classement monument historique
1er août 1966 (≈ 1966)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A3 620) : classement par arrêté du 1er août 1966
Personnages clés
| Richard II de Bohon - Évêque de Coutances (XIIe siècle) |
Autorisa la concession du patronage en 1176. |
| Guillaume de Liesville - Chevalier (XIIe siècle) |
Céda le patronage aux abbés de Blanchelande. |
| Guillaume Ier de Tournebut - Seigneur (XIIe siècle) |
Confirma la concession en 1194. |
| Anne Le Prévost - Fidèle (XVIe siècle) |
Épitaphe datée de 1595, exemple calligraphique. |
| Barthole Desplains - Prêtre (début XVIIe siècle) |
Décédé en 1614, épitaphe élogieuse. |
| Louis Lepolley - Curé (XVIIe siècle) |
Attesté comme curé en 1693. |
Origine et histoire
L'église Saint-Germain de Saint-Germain-le-Gaillard, située dans la Manche en Normandie, trouve ses origines au début du XIIIe siècle, bien que ses parties les plus anciennes, comme les piliers romains supportant le clocher, remontent au XIIe siècle. L’édifice, dédié à Germain le Scot, présente une architecture atypique à double nef, avec des arcades en tiers-point côté nord et des fenêtres en arc brisé côté sud. Le chœur et la chapelle nord, probablement du XVe siècle, contrastent avec les larges fenêtres en anse de panier du bas-côté, ajoutées vers 1760 lors de son élargissement. L’église abrite aussi des inscriptions lapidaires médiévales, dont certaines proviendraient de la chapelle du prieuré Sainte-Marguerite, comme celle d’Anne Le Prévost (1595) ou du prêtre Barthole Desplains (1614).
L’histoire de l’église est marquée par des concessions ecclésiastiques dès le XIIe siècle : en 1176, l’évêque Richard II de Bohon autorise Guillaume de Liesville à céder le patronage aux abbés de Blanchelande, confirmation renouvelée en 1194 par Guillaume Ier de Tournebut. Au XVIIe siècle, le curé Louis Lepolley (attesté en 1693) administre la paroisse. Classée monument historique en 1966, l’église conserve un mobilier remarquable, dont des statues des XIVe–XVIIe siècles (Vierge à l’Enfant, saint François d’Assise, sainte Marthe) et un retable du XVIIe siècle, témoignant de son rôle central dans la vie religieuse locale.
L’architecture de l’église mêle styles roman et gothique primitif, visibles dans son porche en berceau brisé et son clocher carré coiffé en bâtière. Les transformations ultérieures, comme les fenêtres du XVIIIe siècle, reflètent les évolutions liturgiques et esthétiques. Les fonts baptismaux du XIIIe siècle et le bénitier du XVIe siècle complètent ce patrimoine, tandis que des épitaphes médiévales (comme celle de Richard de la Rue) rappellent son ancrage historique. L’édifice, propriété communale, reste un exemple emblématique du patrimoine religieux normand, alliant simplicité rurale et richesse artistique.