Frise chronologique
Fin Xe siècle
Origines de l'édifice
Origines de l'édifice
Fin Xe siècle (≈ 1095)
Parties anciennes près du clocher actuelles.
1120-1130
Achèvement du clocher
Achèvement du clocher
1120-1130 (≈ 1125)
Troisième étage à baies géminées.
Fin XIe siècle
Construction nef et clocher
Construction nef et clocher
Fin XIe siècle (≈ 1195)
Base romane encore visible aujourd’hui.
1504
Réaménagement majeur
Réaménagement majeur
1504 (≈ 1504)
Escalier, chapelle est et modifications intérieures.
1732
Découverte de tombeaux
Découverte de tombeaux
1732 (≈ 1732)
Pots funéraires et artefacts étudiés.
19 octobre 1928
Classement monument historique
Classement monument historique
19 octobre 1928 (≈ 1928)
Inscription officielle de l’édifice.
1964
Dernière restauration
Dernière restauration
1964 (≈ 1964)
Travaux sur le chœur et la structure.
1985
Installation de l’orgue
Installation de l’orgue
1985 (≈ 1985)
Œuvre du facteur Patrick Collon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 19 octobre 1928
Personnages clés
| Pierre de Clairambault (1651–1740) - Généalogiste des Ordres du Roi |
Étudia les tombeaux découverts en 1732. |
| Nicolas de Malézieu (1650–1727) - Seigneur de Châtenay |
Inhumé dans la nef de l’église. |
| Sully Prudhomme (1839–1907) - Poète, prix Nobel 1901 |
Baptisé dans cette église. |
| Emmanuel Mounier (1905–1945) - Philosophe personnaliste |
Fréquentait la paroisse localement. |
| Étienne L’Hôtelain (1803–1860) - Curé de 1842 à 1845 |
Premier occupant du presbytère actuel. |
Origine et histoire
L’église Saint-Germain-l’Auxerrois, située à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), trouve ses origines à la fin du Xe siècle pour ses parties les plus anciennes, localisées près du clocher actuel. La nef et le clocher furent construits à la fin du XIe siècle, tandis que le dernier étage du clocher, de style roman, fut achevé entre 1120 et 1130. Ces vestiges témoignent d’une occupation religieuse précoce dans la région, typique des églises rurales médiévales en Île-de-France.
Au XIIe siècle, l’église connut des transformations majeures : reconstruction du chœur en style gothique, ajout de la chapelle sud, et surélévation de la nef. En 1504, un réaménagement inclut la création d’un escalier en châtaignier pour le clocher et une nouvelle chapelle. Ces modifications reflètent l’évolution des besoins liturgiques et l’enrichissement de la paroisse, marquée par l’influence des seigneurs locaux comme la famille de Malézieu.
En 1732, des fouilles dans le chœur révélèrent dix à douze tombeaux contenant des pots en terre grise remplis de cendres, ainsi que des objets en métal comme une plaque de cuivre. Ces découvertes, étudiées par le généalogiste Pierre de Clairambault (1651–1740), suggèrent des pratiques funéraires mérovingiennes ou carolingiennes, rares pour la région. Les artefacts furent conservés sous forme de dessins, offrant un aperçu des rituels anciens.
Les XIXe et XXe siècles virent l’église fréquentée par des figures intellectuelles et religieuses, dont le poète Sully Prudhomme (baptisé sur place), le philosophe Emmanuel Mounier, et l’historien Henri-Irénée Marrou. Ces personnalités, liées au catholicisme social ou à la vie locale, illustrent le rôle culturel de l’édifice. La dernière restauration date de 1964, préservant son patrimoine architectural.
L’architecture mêle éléments romans (nef, clocher à modillons sculptés) et gothiques (chœur carré, chapiteaux à motifs animaliers). Le clocher, divisé en trois étages, présente des baies géminées typiques du XIIe siècle. Les fonts baptismaux du XVIIe siècle et l’orgue installé en 1985 complètent ce patrimoine. L’église, inscrite aux monuments historiques depuis 1928, reste un symbole de la mémoire locale.
Parmi les sépultures notables figurent Nicolas de Malézieu (1650–1727), seigneur de Châtenay, inhumé dans la nef, et le cœur de son fils Jacques Louis. Ces tombes soulignent l’ancrage aristocratique de l’église, tandis que les curés comme Étienne L’Hôtelain (1842–1845) marquèrent son histoire paroissiale. Les archives mentionnent aussi des legs ayant financé sa décoration au XIXe siècle.