Église Saint-Germier de Frouzins en Haute-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique Clocher-mur

Église Saint-Germier de Frouzins

  • 4-12 Rue Guillaume Berdeil
  • 31270 Frouzins
Église Saint-Germier de Frouzins
Église Saint-Germier de Frouzins
Église Saint-Germier de Frouzins
Église Saint-Germier de Frouzins
Crédit photo : Raphael.crochet - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1800
1900
2000
1231
Première mention écrite
1318
Attribution au prieuré
1898
Première pierre posée
1900
Inauguration de l'église
1950
Incendie dévastateur
1995
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Clocher : inscription par arrêté du 18 novembre 1926

Personnages clés

Simon de Sully Archevêque de Bourges ayant tranché le conflit de 1231.
Jean-Antoine Roucayrol Père ayant lancé le projet de reconstruction de l'église en 1893.
Louis Fabriès du Mazet Donateur ayant contribué à la restauration de l'église en 1880.
Pierre-Marie Carré Archevêque d'Albi ayant assisté à la messe du centenaire de l'édifice en 2004.

Origine et histoire de l'Église Saint-Germier

L'église Saint-Germier est un édifice paroissial de Saint-Germier, dans le Tarn (Occitanie), dédié à saint Germier. Sa façade en briques, épaulée de deux contreforts, se prolonge par un clocher pignon qui s'amincit en deux ressauts pour se terminer en triangle ; ce clocher, percé de trois étages de fenêtres, relève d'un type d'architecture toulousaine. L'édifice est mentionné pour la première fois en 1231 lorsque l'évêque d'Albi en revendiqua la propriété ; l'abbaye Saint-Benoît de Castres fit également valoir ses droits, ce qui provoqua un procès instruit par l'archevêque de Bourges, Simon de Sully. Celui-ci attribua le village de Saint-Germier au prieuré de Burlats et l'église à l'évêque d'Albi. En 1318, lors de la constitution du diocèse de Castres, le village et son église furent confiés au prieuré de Burlats, qui conserva ces droits jusqu'à la Révolution française et prélevait la dîme. Après la Révolution, l'édifice se délabra ; en 1842 la paroisse demanda 127 francs pour restaurer la toiture, le maire accorda 50 francs mais le préfet refusa le complément. En 1874 la mairie nota que le mur ouest menaçait de s'écrouler et qu'une partie du toit était à refaire ; en 1880 Louis Fabriès du Mazet fit un don de 800 francs à la paroisse, redonnant de l'espoir aux fidèles. Le projet de reconstruire l'église sur l'emplacement de l'ancienne fut lancé par le père Jean-Antoine Roucayrol le 2 décembre 1893 ; la première pierre fut posée le 7 août 1898. L'inauguration eut lieu le 11 novembre 1900 en présence des vicaires Arnail et Birot, mais l'édifice ne fut totalement achevé qu'en 1904, après six années de travaux financés à hauteur de 20 000 francs, principalement par l'État et les paroissiens. Un incendie déclenché par une chaufferette ravagea l'église en 1950, entraînant la disparition des vitraux et la destruction d'une grande part des œuvres picturales qu'elle contenait. À partir de 1995, après que la foudre eut frappé le clocher, d'importants travaux de restauration furent entrepris, touchant aux vitraux et à la toiture, et se poursuivirent jusqu'en 2004. Le 9 mai 2004, à l'occasion du centenaire de l'édifice, l'archevêque d'Albi Pierre‑Marie Carré assista à la messe. L'intérieur comprend notamment la nef, le chœur et l'entrée.

Liens externes