Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais d'Onzain à Onzain dans le Loir-et-Cher

Patrimoine classé Patrimoine religieux Architecture gothique flamboyant

Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais d'Onzain

  • 10-18 Rue des Rapins
  • 41150 Veuzain-sur-Loire
Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais dOnzain
Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais dOnzain
Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais dOnzain
Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais dOnzain
Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais dOnzain
Crédit photo : Croquant - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1530
Ajouts Renaissance
Fin du XVe siècle
Reconstruction gothique flamboyante
1661
Retable et statues
1701
Reconstruction partielle
1872-1874
Restauration majeure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Portail et clocher : inscription par arrêté du 28 décembre 1928

Personnages clés

Jean de Polignac Seigneur d'Onzain à partir de 1499, associé à la reconstruction gothique.
Jeanne de Chambes Épouse de Jean de Polignac, associée à la reconstruction gothique.
Anne de Polignac Héritière des Polignac, associée à la construction de la nef et des bas-côtés.
François II de La Rochefoucauld Époux d'Anne de Polignac, associé à la construction de la nef et des bas-côtés.
François de Rostaing Comte de Bury et d'Onzain, commanditaire du retable de 1661.
Anne-Marie d'Urre d'Aiguebonne Épouse de François de Rostaing, commanditaire du retable de 1661.
Gaspard Imbert Sculpteur blésois ayant réalisé le retable de 1661.

Origine et histoire de l'Église Saint-Gervais-et-Saint-Protais

L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais est l'église catholique de la commune déléguée d'Onzain, à Veuzain-sur-Loire (Loir-et-Cher), en région Centre‑Val de Loire ; elle a été inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 28 décembre 1928. Fondée au XIe siècle sous le patronage de l'abbaye tourangelle de Marmoutier, l'édifice fut entièrement reconstruit à partir de la fin du XVe siècle en deux campagnes. À la fin du XVe siècle furent élevés, dans le style gothique flamboyant, le chœur, son abside et les deux chapelles latérales ; la datation est confirmée par les armoiries figurant sur la clé de voûte de la chapelle nord, celles de Jean de Polignac et Jeanne de Chambes (1473‑1528), seigneurs d'Onzain à partir de 1499. Vers 1530, alors qu'Anne de Polignac, héritière des précédents et épouse de François II de La Rochefoucauld, faisait reconstruire le château, l'édifice fut complété par la nef et ses bas-côtés, le clocher et le portail latéral sud, dans un vocabulaire de Renaissance. Les voûtes furent seulement amorcées : chapiteaux et départs des arcs reçurent des voûtes provisoires en bois — ogives pour les deux premières travées, berceau pour la troisième — un état provisoire qui dura plus de trois cents ans. Le portail latéral sud, daté du milieu du XVIe siècle, présente une cymaise ornée d'arabesques, une corniche décorée de rais, cœurs et oves, et trois niches à balustres surmontant le fronton. En 1661, François de Rostaing, comte de Bury et d'Onzain, et sa femme Anne‑Marie d'Urre d'Aiguebonne firent exécuter par le sculpteur blésois Gaspard Imbert un grand retable de pierre orné d'un tableau provenant du couvent des Jacobins de Blois représentant une Descente de Croix d'après Dürer, ainsi que quatre statues des saints patrons et des donateurs ; cet autel principal fut complété deux ans plus tard par deux autels latéraux en bois. En 1701 fut reconstruite la partie nord‑ouest de l'église — les deux travées ouest du mur nord, la façade ouest à gauche du clocher et le premier pilier à gauche en entrant — et de cette phase date le portail principal ; la finition des voûtes fut à nouveau différée. Le manque d'entretien au XIXe siècle entraîna une remise en état importante entre 1872 et 1874 : les voûtes furent enfin construites en briques, le chœur agrandi et réaménagé selon le goût de l'époque avec destruction du retable (seules les statues furent conservées), la fenêtre absidale rouverte et les trois autels reconstruits dans un style néo‑gothique. La restauration conduite en 1990 a supprimé une partie des additions du XIXe siècle tout en conservant certains témoins — peintures des voûtes du chœur et morceaux de sculpture — et a permis de retrouver la pureté originelle du monument.

Liens externes