Frise chronologique
XIe ou XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIe ou XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman avec opus spicatum visible.
1330
Confirmation seigneuriale
Confirmation seigneuriale
1330 (≈ 1330)
Jean de Tillié valide la possession.
XIIIe siècle
Donation à l’abbaye d’Ardenne
Donation à l’abbaye d’Ardenne
XIIIe siècle (≈ 1350)
Confirmée par l’évêque de Sées.
XVIIe siècle
Chapelle de la Vierge
Chapelle de la Vierge
XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajout par le baron de Cuy.
1802
Devenue oratoire
Devenue oratoire
1802 (≈ 1802)
Perte du statut paroissial.
14 octobre 1970
Classement MH
Classement MH
14 octobre 1970 (≈ 1970)
Inscrite aux monuments historiques.
2003
Création association
Création association
2003 (≈ 2003)
Sauvegarde par les habitants.
2011
Restauration toiture
Restauration toiture
2011 (≈ 2011)
Travaux sur charpente et chapelle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Cuy (cad. F 49) : inscription par arrêté du 14 octobre 1970
Personnages clés
| Jean de Tillié - Seigneur de Fontaine-la-Henri |
Confirme la donation à l’abbaye en 1330. |
| Comtesse de Choiseul d’Aillancourt - Mécène au XIXe siècle |
Finance des travaux d’entretien. |
| Baron de Cuy - Commanditaire au XVIIe siècle |
Fait construire la chapelle de la Vierge. |
Origine et histoire
L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Cuy, située à Occagnes dans l'Orne, est un édifice religieux datant du XIe ou XIIe siècle. Elle est caractéristique du premier art roman, avec des éléments architecturaux comme l’opus spicatum encore visibles sur sa tour-clocher. À l'origine église paroissiale de l'ancienne commune de Cuy (réunie à Occagnes en 1839), elle devient une dépendance de l’abbaye d’Ardenne au XIIIe siècle, donation confirmée par l’évêque de Sées et le seigneur local Jean de Tillié en 1330.
Au fil des siècles, l’église subit plusieurs transformations : ajout d’une chapelle de la Vierge au XVIIe siècle, installation de retables et construction d’un porche au XVIIIe siècle. En 1802, elle perd son statut paroissial pour devenir un simple oratoire. Malgré des travaux d’entretien au XIXe siècle, notamment sous l’impulsion de la comtesse de Choiseul d’Aillancourt, l’édifice se dégrade au XXe siècle, menacé de destruction.
Classée monument historique en 1970, l’église est sauvée grâce à une association locale créée en 2003. Des campagnes de restauration (toiture, charpente, maçonnerie) ont lieu entre 1964 et 2011, permettant sa préservation. Aujourd’hui, elle témoigne de l’héritage roman normand et de l’histoire religieuse de la région, malgré une utilisation réduite depuis le XIXe siècle.
Son architecture combine une nef à charpente apparente, un chœur voûté en berceau, et des traces médiévales comme des baies aveugles ou une porte bouchée. Le mobilier, partiellement modifié aux XVIIIe et XIXe siècles, reflète les évolutions liturgiques et locales, tandis que son clocher et son porche rappellent son rôle central dans la communauté rurale d’autrefois.