Frise chronologique
début XIIIe siècle
Construction du clocher et du croisillon nord
Construction du clocher et du croisillon nord
début XIIIe siècle (≈ 1304)
Parties gothiques primitives conservées.
1544
Achèvement des travaux
Achèvement des travaux
1544 (≈ 1544)
Date gravée sur les fonts baptismaux.
première moitié du XVIe siècle
Reconstruction flamboyante
Reconstruction flamboyante
première moitié du XVIe siècle (≈ 1625)
Nef, collatéral sud, chapelle nord et abside.
1928 et 1975
Affaissements du clocher
Affaissements du clocher
1928 et 1975 (≈ 1975)
Nécéssite des consolidations urgentes.
1977-1979
Restauration du carré du transept
Restauration du carré du transept
1977-1979 (≈ 1978)
Dirigée par Maurice Legendre.
8 janvier 1993
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
8 janvier 1993 (≈ 1993)
Protection officielle de l'édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AC 16) : inscription par arrêté du 8 janvier 1993
Personnages clés
| Maurice Legendre - Architecte en chef des monuments historiques |
Dirigea la restauration de 1977-1979. |
Origine et histoire
L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais de Vaudancourt, située dans le département de l'Oise en région Hauts-de-France, est un édifice religieux dont les origines remontent au début du XIIIe siècle. Les parties les plus anciennes, le clocher en bâtière et le croisillon nord du transept, datent de cette période gothique primitive. Ces éléments ont été partiellement conservés malgré les transformations ultérieures.
Au XVIe siècle, l'église a subi une reconstruction majeure dans le style gothique flamboyant. La nef a été élargie, dotée d’un collatéral sud et d’une chapelle latérale nord, tandis que la croisée du transept et l’abside ont été entièrement rebâties. Les travaux semblent s’être achevés vers 1544, date gravée sur les fonts baptismaux. La nef, initialement non voûtée, a finalement été couverte de voûtes d’ogives, bien que sa largeur imposante ait nécessité la création d’un étroit couloir nord pour équilibrer les proportions.
L’église a connu des restaurations critiques aux XXe et XXIe siècles. En 1928 et 1975, des affaissements partiels des piliers du clocher ont imposé des consolidations urgentes, notamment sous la direction de l’architecte Maurice Legendre entre 1977 et 1979. Ces interventions ont permis de préserver l’édifice, qui a été inscrit aux monuments historiques par arrêté du 8 janvier 1993. Aujourd’hui, bien que les messes dominicales aient cessé en 2018, l’église reste un témoignage architectural majeur du Vexin français.
Le clocher, élément le plus ancien et le plus remarquable, suit le modèle des clochers gothiques primitifs du Vexin, avec un étage de beffroi ajouré de baies géminées et des colonnettes d’angle à chapiteaux de crochets. À l’intérieur, l’édifice se distingue par ses voûtes d’ogives aux clés sculptées, mêlant motifs gothiques et influences renaissantes, comme les rosaces et têtes d’angelots. La nef, le collatéral sud et la chapelle nord forment un ensemble harmonieux malgré leur construction en plusieurs campagnes.
L’église abrite un mobilier notable, dont une statue de la Vierge à l’Enfant du XVIe siècle classée monument historique, ainsi qu’un retable du XVIIIe siècle orné d’un bas-relief représentant la Cène. Ces éléments, associés à l’architecture, reflètent l’évolution artistique et religieuse de la région. Le chevet, bien que partiellement masqué par une sacristie moderne, conserve un réseau flamboyant complexe, typique des églises du Vexin.
Située au cœur du village, l’église est encadrée par des rues étroites et un ancien cimetière, limitant la visibilité de certaines élévations. Son plan dissymétrique, ses toits en bâtière en enfilade et ses contreforts caractéristiques en font un exemple représentatif des églises rurales flamboyantes, adaptées aux contraintes locales et aux évolutions stylistiques de leur époque.