Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification de l'église dans le style roman bourguignon.
XIVe siècle
Remaniement gothique
Remaniement gothique XIVe siècle (≈ 1450)
Modifications et ajouts d'éléments gothiques à l'édifice.
XVe siècle
Ajout des chapelles
Ajout des chapelles XVe siècle (≈ 1550)
Construction des chapelles latérales, dont celle dédiée à Notre-Dame-de-Tout-Pouvoirs.
XIXe siècle
Agrandissement de l'église
Agrandissement de l'église XIXe siècle (≈ 1865)
Agrandissement dû à l'accroissement de la population et ajout de cloches.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : classement par liste de 1840
Personnages clés
Sylvestre II
Pape lié à l'apport de reliques des saints Gervais et Protais.
Étienne et son épouse
Vicomtes fondateurs d'un établissement monastique à Langogne à la fin du premier millénaire.
Origine et histoire de l'Église Saint-Gervais-Saint-Protais
L'église Saint-Gervais-et-Saint-Protais se situe à Langogne, au nord-est du département de la Lozère. Elle date du XIIe siècle et a été remaniée à la fin du XVe siècle. Placée sous le vocable des saints Gervais et Protais, elle serait liée, selon la tradition, à des reliques apportées par le pape Sylvestre II. La création monastique est attribuée au vicomte Étienne et à son épouse, qui fondèrent un établissement à Langogne à la fin du premier millénaire ; Langogne était alors la ville principale de la viguerie de Milias. L'édifice actuel a été bâti par des moines venus de Saint-Chaffre et présente le style roman bourguignon. Il se compose d'une nef flanquée de deux collatéraux, sur lesquels ouvrent des chapelles datées du XVe siècle. Dans la première travée, la chapelle méridionale est dédiée à Notre-Dame-de-Tout-Pouvoirs et abrite, selon la tradition, une petite Vierge noire que la vicomtesse de Langogne aurait rapportée de Rome et reçue du pape. Au XIXe siècle, l'église fut agrandie en raison de l'accroissement de la population. Le clocher porte trois cloches fondues en 1850 et une quatrième fondue en 1900. L'édifice figure parmi les monuments classés sur la première liste de 1840. Des ressources documentaires en ligne et des notices locales, telles que la base Mérimée, Clochers de France et l'Observatoire du patrimoine religieux, complètent l'information disponible.