Frise chronologique
1205
Première mention
Première mention
1205 (≈ 1205)
Existence attestée de l’église originale.
1414
Reconstruction gothique
Reconstruction gothique
1414 (≈ 1414)
Début des travaux en style flamboyant.
1485–1528
Agrandissement majeur
Agrandissement majeur
1485–1528 (≈ 1507)
Adoption du plan basilical actuel.
1720
Construction du clocher
Construction du clocher
1720 (≈ 1720)
Ajout d’un clocher à dix cloches.
1729
Effondrement partiel
Effondrement partiel
1729 (≈ 1729)
Chute de deux piliers et d’une voûte.
1765
Foudre sur le clocher
Foudre sur le clocher
1765 (≈ 1765)
Dégâts et horloge brisée.
1874
Restauration néo-gothique
Restauration néo-gothique
1874 (≈ 1874)
Travaux et installation de l’orgue.
4 mars 1926
Classement historique
Classement historique
4 mars 1926 (≈ 1926)
Protection au titre des monuments.
20 mai 1940
Bombardements destructeurs
Bombardements destructeurs
20 mai 1940 (≈ 1940)
Perte majeure de la structure.
1967
Fin des restaurations
Fin des restaurations
1967 (≈ 1967)
Intérieur reconstruit style contemporain.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Vulfran ou ancienne collégiale : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Pierre Carpentier - Prêtre et résistant |
Déporté en 1942, exécuté en 1943. |
| Abbé Jean-François-Martial Dergny - Vicaire et érudit (1809–1880) |
Peintre et membre de sociétés savantes. |
| Jacques Noblet - Organiste (1712–1725) |
Père de Charles Noblet, musicien. |
| Charles Héluin - Organiste (à partir de 1725) |
Successeur de Jacques Noblet. |
Origine et histoire
L'église Saint-Gilles d'Abbeville, édifice emblématique de la ville, est mentionnée dès 1205, mais sa reconstruction en style gothique flamboyant débute en 1414. Entre 1485 et 1528, elle est agrandie pour adopter son plan basilical actuel, avec nef, transept et chœur polygonal. Son clocher, ajouté en 1720, abritait initialement dix cloches, tandis que sa façade asymétrique s’orne d’un portail dédié à saint Gilles, patron de l’église.
En 1729, deux piliers s’effondrent, entraînant la chute d’une voûte, puis en 1765, la foudre endommage le clocher et brise l’horloge. Pendant la Révolution, l’église est convertie en magasin de fourrage, avant d’être restaurée en 1874 dans un style néo-gothique. Un orgue est alors installé sur une tribune à l’entrée de la nef.
La Seconde Guerre mondiale marque un tournant tragique : les bombardements du 20 mai 1940 détruisent une grande partie de l’édifice. Après-guerre, l’intérieur est reconstruit dans un style contemporain (piliers en béton, voûtes en bois), mêlant éléments anciens comme un Christ du XVIe siècle et créations modernes (vitraux, statues). Classée monument historique en 1926, l’église honore aussi la mémoire de Pierre Carpentier, prêtre résistant déporté et exécuté en 1943.
Le clocher, autrefois symbole sonore de la ville, a perdu ses cloches en 1940, tandis que l’orgue actuel, construit par Beuchet-Debierre, perpétue la tradition musicale. L’abbé Jean-François-Martial Dergny (1809–1880), vicaire érudit et peintre, illustre le rôle culturel de l’église au XIXe siècle. Les organistes Jacques Noblet (1712–1725) et Charles Héluin (à partir de 1725) ont également marqué son histoire musicale.