Frise chronologique
XIe et XIIe siècles
Construction initiale
Construction initiale
XIe et XIIe siècles (≈ 1250)
Période de construction romane originale.
Fin XVe - début XVIe siècle
Ajout du clocher-tour
Ajout du clocher-tour
Fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Adjonction au sud-ouest de l'édifice.
1740
Travaux de réparation
Travaux de réparation
1740 (≈ 1740)
Adjudication à Pierre Glady.
1848
Restauration du portail occidental
Restauration du portail occidental
1848 (≈ 1848)
Portail initialement muré.
1855-1862
Rénovations majeures
Rénovations majeures
1855-1862 (≈ 1859)
Voûtement de la nef, tribune, flèche.
21 mai 1957
Inscription monument historique
Inscription monument historique
21 mai 1957 (≈ 1957)
Reconnaissance patrimoniale officielle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. D1 64) : inscription par arrêté du 21 mai 1957
Personnages clés
| Pierre Glady - Adjudicataire des travaux |
Responsable des réparations en 1740. |
| Léon Vigier - Architecte du XIXe siècle |
Construction de la sacristie en 1875. |
| Adolphe Gilles - Architecte du XIXe siècle |
Reconstruction du porche latéral en 1892. |
| Charles Cœuret-Varin - Évêque d’Agen (1885-1905) |
Armoiries visibles dans l'église. |
Origine et histoire
L'église Saint-Gilles de Cazideroque, située dans le département de Lot-et-Garonne, est un édifice religieux catholique dont les origines remontent aux XIe et XIIe siècles. Elle appartient à un ensemble architectural roman caractérisé par des chevets ornés de métopes perforées, spécifiques à la zone frontalière entre le Quercy et l'Agenais. Son plan classique, avec une nef de quatre travées voûtée en berceau plein-cintre, et son chœur légèrement plus étroit, reflètent les dispositions originelles de cette période.
Au fil des siècles, l'église a subi plusieurs modifications notables. Un clocher-tour fut ajouté au sud-ouest entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle, tandis que des travaux de réparation furent entrepris en 1740, comme en témoigne l'adjudication à Pierre Glady. Le portail occidental, initialement muré, fut restauré en 1848, suivi d'une série de rénovations majeures entre 1855 et 1862, incluant la voûte de la nef, la construction d'une tribune et l'ajout d'une flèche sur le clocher.
Des interventions ultérieures, comme la reconstruction du porche latéral en 1892 par l'architecte Adolphe Gilles ou la construction de la sacristie en 1875 par Léon Vigier, ont marqué l'évolution de l'édifice. L'église fut finalement inscrite au titre des monuments historiques le 21 mai 1957, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale. Les armoiries de Monseigneur Charles Cœuret-Varin, évêque d’Agen de 1885 à 1905, visibles sur la clé de l'arc-doubleau de la nef, attestent des travaux intérieurs réalisés à la fin du XIXe siècle.
Architecturalement, l'église se distingue par ses murs en pierre de taille calcaire, ses baies inscrites dans des arcatures reposant sur des chapiteaux sculptés, et son escalier en vis desservant la tribune et le clocher. Le décor des chapiteaux du chœur et le revers du portail occidental confirment sa datation dans la première moitié du XIIe siècle. Les restaurations des années 1990 ont permis de préserver cet héritage roman, tout en révélant des éléments comme le pavement d'origine, rétabli après un décaissement du sol.
Sous l'Ancien Régime, l'église jouait un rôle central dans la vie communautaire de Cazideroque, servant à la fois de lieu de culte et de rassemblement pour les habitants. Sa position géographique, à la limite du Quercy et de l'Agenais, en faisait également un point de repère dans un territoire marqué par des échanges culturels et commerciaux entre ces deux régions. Les modifications architecturales reflètent les besoins liturgiques et les évolutions stylistiques, tout en témoignant de l'attachement local à ce patrimoine.