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Propriété de la commune
Frise chronologique
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
…
1900
2000
Fin du XIe siècle ou début du XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale Fin du XIe siècle ou début du XIIe siècle (≈ 1195)
Édification de l'église illustrant l'art roman auvergnat d'inspiration clunisienne.
XIIIe siècle
Fresques intérieures
Fresques intérieures XIIIe siècle (≈ 1350)
Réalisation des fresques représentant un Christ pantocrator et une Vierge à l'Enfant.
1900
Construction du clocher
Construction du clocher 1900 (≈ 1900)
Édification du clocher actuel de plan carré, remplaçant l'ancien clocher démoli à la Révolution.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église : classement par liste de 1862
Origine et histoire de l'Église Saint-Gilles
L'église prieurale Saint-Gilles, située à Chamalières‑sur‑Loire (Haute‑Loire), est un édifice roman classé au titre des monuments historiques en 1862. Construite à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle, elle illustre l'art roman auvergnat d'inspiration clunisienne, remarquable par sa taille, sa grâce et sa sobriété. Des influences arabes se manifestent notamment sur la façade méridionale par une suite d'arcades, dont certaines trilobées, que l'on peut rapprocher de celles de la cathédrale du Puy‑en‑Velay. L'édifice se compose de deux campagnes de construction : la première comprend la nef de trois travées voûtée en berceau plein cintre, les bas‑côtés à voûtes d'arêtes et les transepts, dont la croisée est surmontée d'une coupole sur trompes ; la seconde comprend le vaste chœur voûté en cul‑de‑four, flanqué de quatre chapelles absidiales rayonnantes. La façade occidentale est bordée par deux frustes tourelles d'angle rondes. Le chevet s'affiche extérieurement sur deux niveaux : en bas, des absidioles et des arcades portées par des colonnettes percées de fenêtres ; en haut, sept arcades également sur colonnettes à chapiteaux sculptés, dont trois sont pourvues d'oculi. Le clocher actuel, de plan carré et posé sur la croisée du transept, culmine à 18 mètres et date de 1900 ; il remplace l'ancien clocher démoli à la Révolution. Il est couronné d'une girouette ornée d'un coq en bronze datant du XIIe siècle et abrite trois cloches, dont l'une pèse 420 kg. À l'intérieur, les chapiteaux portent des sculptures d'animaux fantastiques, de végétation et de figures humaines. Au revers des deux piliers du chœur subsistent des fragments de fresques du XIIIe siècle représentant un Christ pantocrator et une Vierge à l'Enfant assise entre deux anges. Plusieurs dalles de sol proviennent de fragments de tombeaux dont les gravures figurent les fonctions des défunts, et des tableaux en pierre monochrome jalonnent le collatéral gauche. À l'entrée se trouve un bénitier en pierre taillé au XIIe siècle par des moines de Cluny ; d'environ 1,35 m de haut et de forme rectangulaire, il est orné de statues représentant quatre personnages ayant annoncé la venue du Christ : les prophètes Isaïe et Jérémie et les rois David et Salomon. Sur le flanc septentrional, une porte du XIIe siècle présente une voussure historiée. Du cloître primitif, construit au XIIe siècle le long du transept nord, ne subsistent que quelques arcades au rez‑de‑chaussée du bâtiment mitoyen. L'église jouit d'une acoustique particulièrement favorable à la musique vocale et a accueilli deux concerts lors de la 41e édition du festival de La Chaise‑Dieu ; cette qualité tient notamment à la présence d'une trentaine de petites caisses de résonance, dites « échéas », insérées dans les pierres de la voûte de l'abside, qui amplifient et diffusent le son.