Frise chronologique
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Édification de l'église et réalisation des fresques.
1840
Restauration du clocher
Restauration du clocher
1840 (≈ 1840)
Reconstruction des parties hautes de la tour.
1850-1854
Ajout des voûtes
Ajout des voûtes
1850-1854 (≈ 1852)
Voûtement de la nef en croisées d'ogives.
1853
Construction du porche
Construction du porche
1853 (≈ 1853)
Porche actuel avec sculptures réemployées.
1882
Pose des vitraux
Pose des vitraux
1882 (≈ 1882)
Remplacement des vitraux d'origine.
1886
Aménagement de la sacristie
Aménagement de la sacristie
1886 (≈ 1886)
Création de l'espace sacristie actuel.
1975
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1975 (≈ 1975)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. B 281) : inscription par arrêté du 18 juillet 1975
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique spécifique lié à ce monument. |
Origine et histoire
L'église Saint-Gilles (initialement dédiée à Saint-Laurent) de Mont-d'Astarac, construite au XVe siècle, illustre l'architecture religieuse gasconne de la fin du Moyen Âge. Érigée en pierre de molasse tendre sur des fondations de galets, elle se distingue par une nef unique divisée en trois travées, flanquée de chapelles latérales voûtées d'ogives. Son chevet pentagonal, soutenu par des contreforts rayonnants, abrite des fresques du XVe siècle représentant des scènes bibliques (l'arbre de Jessé, la Cène, la Passion du Christ). Ces peintures murales, rares pour la période, soulignent l'importance artistique de l'édifice dans la région.
L'église s'inscrit dans une famille architecturale homogène avec les églises voisines de Seissan, Chêlan, Castelnau et Monléon, partageant des caractéristiques communes : emploi de matériaux locaux (molasse, galets, brique), chevet pentagonal ou carré, nef large bordée de chapelles, et éclairage par des fenêtres cintrées. La tour-clocher polygonale, accolée à la nef, a vu ses parties hautes reconstruites en 1840, tandis que la voûte sur croisées d'ogives ne fut ajoutée qu'entre 1850 et 1854. Le porche actuel, daté de 1853, intègre cependant des sculptures médiévales réemployées, probablement issues du porche d'origine.
Les modifications ultérieures incluent l'ajout d'une sacristie en 1886 (flanc droit de la nef) et le remplacement des vitraux en 1882, bien que la structure globale conserve son identité gothique tardive. Classée Monument Historique en 1975, l'église témoigne des évolutions architecturales et liturgiques de la région, tout en préservant des éléments médiévaux exceptionnels comme ses fresques et ses clefs de voûte sculptées. Son plan, marqué par une asymétrie des chapelles (deux à droite, une à gauche), reflète peut-être des contraintes topographiques ou des phases de construction distinctes.
Le contexte historique de sa construction coïncide avec une période de renouveau économique et religieux dans le sud-ouest de la France, marqué par la reconstruction d'édifices après la guerre de Cent Ans. Les églises de la Haute Vallée du Gers, comme Saint-Gilles, servaient de lieux de rassemblement communautaire et de démonstration de pouvoir pour les seigneurs locaux ou les bourgeois enrichis par le commerce (vin, pastel). Leur décoration, bien que modeste, visait à éduquer les fidèles à travers des récits bibliques peints, dans une région où l'analphabétisme était répandu.
L'utilisation de la molasse, pierre sédimentaire locale facile à tailler mais fragile, explique certaines dégradations observées aujourd'hui. Les campagnes de restauration des XIXe et XXe siècles (voûtes, clocher, porche) répondirent à des besoins structurels, mais aussi à un désir de modernisation liturgique (ajout de la sacristie) ou esthétique (vitraux néogothiques). L'inscription aux Monuments Historiques en 1975 a permis de préserver ce patrimoine, aujourd'hui propriété de la commune de Mont-d'Astarac.