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Église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois dans le Bas-Rhin

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise

Église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois

    Kirchberg
    67220 Saint-Pierre-Bois
Propriété de la commune
Église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois
Église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois
Église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois
Église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois
Église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois
Église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois
Église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois
Église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois
Église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois
Église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois
Église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois
Crédit photo : Bernard Chenal - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1700
1800
1900
2000
1280
Premier pèlerinage attesté
1787
Destruction de l’ancienne église
1788
Début de la nef
1811-1812
Achèvement du chœur et clocher
1854
Réparations par Ringeisen
1992
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Eglise Saint-Gilles (cad. B 1730, 1731) : inscription par arrêté du 13 avril 1992

Personnages clés

Louis A. Fangé - Curé de Saint-Pierre-Bois (1779-1792) Initiateur de la construction, en conflit.
Comte de Choiseul-Meuse - Décimateur et seigneur de Villé Opposant aux travaux de l’église.
Antoine Ringeisen - Architecte d'arrondissement (1811-1889) Auteur de réparations en 1854.

Origine et histoire

L’église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois, située dans le Bas-Rhin en région Grand Est, est un édifice religieux construit entre le 4e quart du XVIIIe siècle et le 1er quart du XIXe siècle. Implantée sur le Kirchberg, en lisière de bois et à l’écart du village de Hohwarth, elle remplace un lieu de culte médiéval dédié initialement à saint Hydulph, mentionné dès le haut Moyen Âge. Son architecture combine une nef en moellons de grès, un chœur plafonné et un clocher à trois niveaux, dont le dernier, octogonal, est coiffé d’une flèche en ardoise. Les éléments intérieurs incluent un décor peint du XIXe siècle.

La construction de l’église actuelle débuta en 1788, après la destruction de l’édifice précédent en 1787, mais fut interrompue par des conflits entre le curé Louis A. Fangé (en poste de 1779 à 1792) et le comte de Choiseul-Meuse, décimateur et seigneur de Villé, puis par la Révolution française. Les travaux reprirent entre 1811 et 1812, période à laquelle furent achevés le chœur, la sacristie et le clocher, comme en témoignent les dates gravées sur les chaînes d’angle. L’architecte Antoine Ringeisen y réalisa des réparations en 1854, et l’édifice bénéficia de campagnes de restauration majeures en 1912 et 1974. Inscrite aux monuments historiques depuis 1992, l’église conserve une place centrale dans l’histoire religieuse locale, avec un pèlerinage attesté depuis 1280 et relancé au XVIIIe siècle.

Le site du Kirchberg, occupés depuis des siècles, aurait abrité l’église-mère des villages voisins. Le pèlerinage, mentionné dans les Annales colmariennes dès le XIIIe siècle, reflète l’importance spirituelle du lieu. La structure actuelle, propriété de la commune, illustre les transitions architecturales et politiques de la région, marquées par les tensions entre pouvoir ecclésiastique et seigneurial, puis par les bouleversements révolutionnaires. Les matériaux (grès, tuiles plates, ardoises) et le plan allongé typique des églises rurales alsaciennes soulignent son ancrage dans le patrimoine local.

Liens externes