Frise chronologique
1280
Premier pèlerinage attesté
Premier pèlerinage attesté
1280 (≈ 1280)
Mention dans les *Annales colmariennes*.
1787
Destruction de l’ancienne église
Destruction de l’ancienne église
1787 (≈ 1787)
Prélude à la construction actuelle.
1788
Début de la nef
Début de la nef
1788 (≈ 1788)
Date portée sur la chaîne d’angle.
1811-1812
Achèvement du chœur et clocher
Achèvement du chœur et clocher
1811-1812 (≈ 1812)
Dates gravées sur les chaînes d’angle.
1854
Réparations par Ringeisen
Réparations par Ringeisen
1854 (≈ 1854)
Intervention de l’architecte d'arrondissement.
1992
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1992 (≈ 1992)
Arrêté du 13 avril 1992.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Gilles (cad. B 1730, 1731) : inscription par arrêté du 13 avril 1992
Personnages clés
| Louis A. Fangé - Curé de Saint-Pierre-Bois (1779-1792) |
Initiateur de la construction, en conflit. |
| Comte de Choiseul-Meuse - Décimateur et seigneur de Villé |
Opposant aux travaux de l’église. |
| Antoine Ringeisen - Architecte d'arrondissement (1811-1889) |
Auteur de réparations en 1854. |
Origine et histoire
L’église Saint-Gilles de Saint-Pierre-Bois, située dans le Bas-Rhin en région Grand Est, est un édifice religieux construit entre le 4e quart du XVIIIe siècle et le 1er quart du XIXe siècle. Implantée sur le Kirchberg, en lisière de bois et à l’écart du village de Hohwarth, elle remplace un lieu de culte médiéval dédié initialement à saint Hydulph, mentionné dès le haut Moyen Âge. Son architecture combine une nef en moellons de grès, un chœur plafonné et un clocher à trois niveaux, dont le dernier, octogonal, est coiffé d’une flèche en ardoise. Les éléments intérieurs incluent un décor peint du XIXe siècle.
La construction de l’église actuelle débuta en 1788, après la destruction de l’édifice précédent en 1787, mais fut interrompue par des conflits entre le curé Louis A. Fangé (en poste de 1779 à 1792) et le comte de Choiseul-Meuse, décimateur et seigneur de Villé, puis par la Révolution française. Les travaux reprirent entre 1811 et 1812, période à laquelle furent achevés le chœur, la sacristie et le clocher, comme en témoignent les dates gravées sur les chaînes d’angle. L’architecte Antoine Ringeisen y réalisa des réparations en 1854, et l’édifice bénéficia de campagnes de restauration majeures en 1912 et 1974. Inscrite aux monuments historiques depuis 1992, l’église conserve une place centrale dans l’histoire religieuse locale, avec un pèlerinage attesté depuis 1280 et relancé au XVIIIe siècle.
Le site du Kirchberg, occupés depuis des siècles, aurait abrité l’église-mère des villages voisins. Le pèlerinage, mentionné dans les Annales colmariennes dès le XIIIe siècle, reflète l’importance spirituelle du lieu. La structure actuelle, propriété de la commune, illustre les transitions architecturales et politiques de la région, marquées par les tensions entre pouvoir ecclésiastique et seigneurial, puis par les bouleversements révolutionnaires. Les matériaux (grès, tuiles plates, ardoises) et le plan allongé typique des églises rurales alsaciennes soulignent son ancrage dans le patrimoine local.