Construction initiale Fin XIe - début XIIe siècle (≈ 1225)
Édifice roman érigé, plan originel partiellement conservé.
1350-1370
Datation de la charpente (nef)
Datation de la charpente (nef) 1350-1370 (≈ 1360)
Analyse dendrochronologique de la structure en bois.
1507-1537
Charpente du transept nord
Charpente du transept nord 1507-1537 (≈ 1522)
Période de construction identifiée par dendrochronologie.
1926
Réparation charpente et clocher
Réparation charpente et clocher 1926 (≈ 1926)
Intervention structurelle documentée.
Fin XIXe siècle
Première restauration majeure
Première restauration majeure Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Travaux de conservation non détaillés dans les sources.
17 mai 2019
Classement monument historique
Classement monument historique 17 mai 2019 (≈ 2019)
Protection légale de l’édifice et de son placître.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L’église Saint-Gilles-des-Champs en totalité, et le sol d’assiette de son placître, sis rue 19 mars 1962, et tels que délimités sur le plan annexé à l’arrêté (cad. AO 181) : inscription par arrêté du 17 mai 2019
Personnages clés
Architecte Millot - Responsable des restaurations
Dirige les travaux de 1961 (enduits, charpente).
Origine et histoire
L'église Saint-Gilles-des-Champs, située à Hennebont dans le Morbihan, est un édifice religieux dont la construction remonte à la fin du XIe ou au début du XIIe siècle. Elle s’inscrit dans le style roman, bien que son histoire soit mal documentée en raison de l’absence de sources écrites. L’édifice a subi de multiples destructions et transformations au fil des siècles, altérant son plan originel. À l’époque moderne, des ajouts comme une chapelle polygonale au sud-ouest et un porche au nord ont modifié sa structure. Le clocher en charpente, typique des églises bretonnes, date probablement de cette période, tandis que la nef conserve des traces de ses bas-côtés disparus, visibles sous forme d’arcades murées.
Les restaurations majeures ont marqué l’histoire récente de l’église. À la fin du XIXe siècle, une campagne de travaux a été menée, suivie par des réparations de la charpente et du clocher en 1926. En 1961, une nouvelle restauration, dirigée par l’architecte Millot, a concerné les enduits intérieurs et extérieurs ainsi que les fermes de charpente. Ces interventions ont permis de préserver des éléments remarquables, comme les chapiteaux sculptés de motifs géométriques (losanges, chevrons) sur les piliers du transept. La charpente, masquée par un lambris des années 1970, a été datée par dendrochronologie entre 1350-1370 pour la nef et 1507-1537 pour le transept nord, révélant son intérêt patrimonial.
L’église a été inscrite à l’inventaire général du patrimoine culturel dans les années 1980, avant d’être classée monument historique le 17 mai 2019. Ce classement protège l’édifice en totalité, ainsi que son placître. Parmi les éléments mobiliers notables, une statue de saint Gilles et un tableau du XIXe siècle, représentant une scène de sa vie, sont également inscrits aux monuments historiques. Le maître-autel, déplacé en 1957 avant de revenir dans l’église, témoigne des évolutions liturgiques et patrimoniales du site. Aujourd’hui, l’église Saint-Gilles-des-Champs reste un exemple significatif de l’architecture religieuse bretonne, mêlant héritage roman et transformations postérieures.