Église Saint-Guénolé de Locquénolé dans le Finistère

Patrimoine classé Patrimoine religieux Eglise gothique Clocher-mur

Église Saint-Guénolé de Locquénolé

  • Place de la Liberté
  • 29670 Locquénolé
Église Saint-Guénolé de Locquénolé
Église Saint-Guénolé de Locquénolé
Église Saint-Guénolé de Locquénolé
Église Saint-Guénolé de Locquénolé
Église Saint-Guénolé de Locquénolé
Église Saint-Guénolé de Locquénolé
Église Saint-Guénolé de Locquénolé
Crédit photo : Ash_Crow - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Éléments romans conservés
XVIIe siècle
Reconstruction majeure
XIXe siècle
Restauration intérieure
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Calvaire du cimetière (cad. A 82) : classement par arrêté du 5 octobre 1970 ; Eglise (cad. A 83) : classement par arrêté du 10 octobre 1980

Personnages clés

Saint Guénolé Fondateur de l'abbaye de Landévennec, associé au toponyme Locquénolé.
Albert Le Grand Auteur du XVIIe siècle ayant commenté les sculptures de l'église.

Origine et histoire de l'Église Saint-Guénolé

L'église Saint-Guénolé se situe à Locquénolé, dans le Finistère, et présente un plan en croix latine dominé par un clocher daté de 1681. Le bâtiment actuel résulte principalement d'une reconstruction à la fin du XVIIe siècle, mais il conserve des éléments romans du XIe siècle, notamment des arcades et des chapiteaux de la croisée. Le clocher est entouré d'une galerie en porte-à-faux dont les pinacles d'angle sont reliés à la chambre des cloches, organisée sur deux niveaux et coiffée d'une courte flèche. Le chevet est aujourd'hui plat, tandis que le plan exact du chevet roman reste inconnu. Le toponyme Locquénolé vient du breton "lok" (lieu consacré) associé au saint Guénolé, fondateur de l'abbaye de Landévennec. Le site fut le siège d'un prieuré-cure dépendant des anciennes abbayes de Lanmeur puis de Saint-Jacut ; ce prieuré fut détruit par les Normands aux IXe ou Xe siècles. Le prieuré est mentionné au XIe siècle dans le cartulaire de Landévennec sous la dénomination "Monasteriolum in honore sancti Wingualoei" et passa ensuite au diocèse de Dol. Une chapelle nord dépendait jadis de la seigneurie de Kerriou. Au XIXe siècle, les couvertures ont été refaites et l'appareil intérieur en fausses pierres remonte probablement à la même époque. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1970 et 1980. L'intérieur conserve une courte nef romane à trois vaisseaux et trois travées, qui s'ouvre sur les bas-côtés par des arcs de plein cintre à simple rouleau portés par des piliers massifs. Le niveau du sol a été surélevé, ce qui a modifié les proportions d'origine. La croisée du transept, de plan archaïque, s'ouvre sur deux étroits croisillons ; l'arc diaphragme n'est pas d'origine. Les piles de la croisée portent huit chapiteaux romans ornés de volutes, de triangles et de figures humaines, d'une veine comparable à celle des chapiteaux de Fouesnant, Yvignac et Langonnet. Leur décor, librement inspiré du corinthien, évolue d'un schéma abstrait — quatre volutes avec un triangle central — vers des représentations figuratives, dont un personnage coiffé de cornes spiralées. Albert Le Grand, au XVIIe siècle, qualifia ces sculptures d'« ébauches barbares » mais leur reconnut du charme, signe de l'évolution du goût. Le maître-autel présente un petit retable avec tabernacle à colonnes et galeries, un grand retable à niches latérales encadré de colonnes torses abritant saint Guénolé et saint François d'Assise, une partie supérieure logeant un Ecce Homo surmonté d'un Père éternel, et un tableau central représentant la Sainte-Famille. Le trésor conserve deux reliquaires attribués au XVe siècle : l'un renfermant un fragment de la tête de saint Guénolé, l'autre un petit os d'un bras du saint enchâssé dans un bras. La chapelle sud abrite un enfeu des seigneurs de Coatilès.

Liens externes