Début de la construction 1548 (≈ 1548)
Première pierre posée, inscription gothique.
1640
Retable de la Bataille de Lépante
Retable de la Bataille de Lépante 1640 (≈ 1640)
Tableau signé de Rome.
XVIIe siècle
Achèvement de la flèche
Achèvement de la flèche XVIIe siècle (≈ 1750)
Reconstruction après destructions.
16 mars 1751
Incendie par la foudre
Incendie par la foudre 16 mars 1751 (≈ 1751)
Destruction partielle des clochetons.
1800s
Rénovation de la sacristie
Rénovation de la sacristie 1800s (≈ 1800)
Modifications au XVIIIe siècle.
1910
Classement monument historique
Classement monument historique 1910 (≈ 1910)
Protection officielle de l’édifice.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. AR 305) : classement par arrêté du 8 octobre 1910
Personnages clés
Michel Le Nobletz - Prédicateur breton
Prêches mémorables dans l’église.
Pierre de Lannion et Renée de Quelen - Seigneurs locaux (XVIIe)
Armoiries sur la maîtresse vitre.
Paul Le Favennec - Artisan reconstructeur
Réparation des clochetons (1751).
Napoléon III - Donateur
Offre une Pietà à l’église.
Anthoine Le Bahe - Procureur fabrique (1550)
Inscrit sur la tour.
Origine et histoire
L'église Saint-Herlé, aussi appelée Saint-Erle, est une église catholique située dans le quartier de Ploaré à Douarnenez, en Finistère (Bretagne). Sa construction débute vers 1548, comme l’atteste une inscription disparue à la base de la tour, et s’étend sur plusieurs décennies. L’édifice adopte un style gothique cornouaillais, typique de la région, avec une nef de cinq travées, un transept et un chœur polygonal. La flèche, érigée au XVIIe siècle, a été reconstruite à plusieurs reprises, notamment après un incendie provoqué par la foudre en 1751, ce qui explique son aspect composite.
Classée monument historique en 1910, l’église est considérée comme la plus belle de Douarnenez. Son clocher, inspiré des ateliers de Quimper et Saint-Herbot, porte des inscriptions datées (1548, 1550, 1555, etc.), témoignant des étapes de construction. Le porche sud, voûté sur ogives, et la sacristie (remaniée au XVIIIe siècle) complètent l’ensemble. À l’intérieur, une nef « obscure » lambrissée, des arcades pénétrant dans des piliers octogonaux, et un mobilier remarquable (maître-autel du XVIIe siècle, chaire aux évangélistes, retable de la Bataille de Lépante) soulignent son importance patrimoniale.
L’église est liée à des figures locales, comme le prédicateur Michel Le Nobletz, dont un vitrail de 1902 commémore les prêches. Un bas-relief du XVIe siècle représente un goéland pêchant, évoquant les traditions maritimes bretonnes. Les vitraux modernes (1954) et les statues (Vierge, saint Herlé, saint Corentin) reflètent son rôle spirituel et culturel. La façade mêle éléments gothiques (fenêtres tréflées, gargouilles) et classiques (balustrade), illustrant les transitions stylistiques entre les époques.
Le site a accueilli des modifications majeures aux XVIIe et XVIIIe siècles, notamment après des destructions partielles. La première pierre du clocher, posée en 1548, porte l’inscription « L AN MIL VCXL. VIII », suivie d’autres dates gravées (1557, 1578, 1603). La sacristie, remaniée au XVIIIe siècle, et les chapelles latérales achèvent ce monument emblématique, propriété de la commune. Son adresse officielle est 1 Bis Place Jean Gouill, 29100 Douarnenez.
Parmi les éléments protégés, on note le retable de la Bataille de Lépante (1640), signé de Rome, et une Pietà offerte par Napoléon III. Les vitraux de Labouret (1954) et les statues (sainte Anne, saint Yves) enrichissent son patrimoine. L’église, ouverte au public, reste un lieu de culte et de visite, symbolisant l’héritage religieux et architectural de la Cornouaille.
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