Frise chronologique
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Édification de l'église originelle.
1712
Construction de la secrétairerie
Construction de la secrétairerie
1712 (≈ 1712)
Ajout au-dessus du porche sud.
1731
Chapelle nord construite
Chapelle nord construite
1731 (≈ 1731)
Dite chapelle de Treveznou-Kerlastre.
1732
Chapelle sud construite
Chapelle sud construite
1732 (≈ 1732)
Dite chapelle du Stéren.
1740
Première sacristie construite
Première sacristie construite
1740 (≈ 1740)
Supprimée plus tard.
1761
Nouvelle sacristie construite
Nouvelle sacristie construite
1761 (≈ 1761)
Remplacement de la sacristie de 1740.
1769
Balustrade du chœur réduite
Balustrade du chœur réduite
1769 (≈ 1769)
Modification de la hauteur.
1781-1784
Reconstruction des bas-côtés
Reconstruction des bas-côtés
1781-1784 (≈ 1783)
Marché adjugé à Jan Le Merdy.
1964
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1964 (≈ 1964)
Protection de l'édifice et du placître.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise et son placître (cad. A 91) : inscription par arrêté du 28 avril 1964
Personnages clés
| Yves Corlay - Sculpteur et artisan |
Auteur du retable du maître-autel (1716). |
| Guillaume Rivoallan - Tailleur de pierres et maçon |
A travaillé sur le chantier (Langoat). |
| Jan Le Merdy - Artisan ou entrepreneur |
Reconstruction des bas-côtés (1781-1784). |
| Olivier Le Roux - Recteur de l'église |
Commanditaire du retable (1716). |
| Dom Maudez-René Le Cozannet - Prêtre local |
Enterré dans le cimetière, réputé pour sa sainteté. |
| Y TREGROS - Artisan ou constructeur |
A construit la sacristie en 1761. |
Origine et histoire
L'église Saint-Hervé de Quemperven, située dans le département des Côtes-d'Armor en Bretagne, est un édifice religieux construit au XVIe siècle, puis agrandi et remanié au XVIIIe siècle. Elle est la seule église de la commune et se caractérise par une architecture en forme de croix latine, avec un clocher-mur accessible par un escalier extérieur. Son histoire est marquée par plusieurs phases de construction et de rénovation, notamment l'ajout de deux chapelles en 1731 et 1732, ainsi que la reconstruction de la sacristie en 1761. L'édifice est inscrit aux monuments historiques depuis 1964.
La porte ouest de l'église, encadrée de pinacles, et les linteaux des fenêtres en arc segmentaire des bas-côtés reflètent les influences architecturales du XVIIIe siècle. À l'intérieur, l'église abrite plusieurs retables, dont celui du maître-autel daté de 1716, ainsi qu'une statuaire ancienne incluant des œuvres des XVe, XVIe et XVIIIe siècles. Le cimetière attenant, entouré d'un mur, abrite une croix de mission et le monument aux morts de la commune.
L'église Saint-Hervé est dédiée à saint Hervé, un saint breton particulièrement vénéré dans la région. Elle a joué un rôle central dans la vie communautaire de Quemperven, servant de lieu de culte, de rassemblement et de mémoire collective. Les travaux menés au XVIIIe siècle, notamment par des artisans locaux comme Yves Corlay et Guillaume Rivoallan, ont contribué à façonner son aspect actuel. Le cimetière voisin, avec ses éléments historiques comme la tombe du prêtre Dom Maudez-René Le Cozannet, renforce son importance patrimoniale et spirituelle.
Le porche sud de l'église, surmonté d'une secrétairerie construite en 1712, illustre l'organisation administrative et religieuse de l'époque. Les chapelles seigneuriales, les bas-côtés reconstruits entre 1781 et 1784, et les éléments décoratifs comme les retables et les statues témoignent de l'évolution artistique et culturelle de la Bretagne aux XVIIe et XVIIIe siècles. L'église, propriété de la commune, reste un symbole du patrimoine local et un lieu de mémoire pour les habitants de Quemperven.
Enfin, l'église Saint-Hervé est entourée d'un placître, espace traditionnel breton souvent associé aux églises paroissiales, qui servait de lieu de rassemblement pour les cérémonies religieuses et les fêtes locales. La présence d'une chapelle voisine, Notre-Dame-du-Bois, reconstruite en 1819, souligne l'importance religieuse et historique de ce site dans la région. L'inscription de l'édifice aux monuments historiques en 1964 a permis de préserver ce patrimoine architectural et culturel pour les générations futures.