Fondation du couvent 1345 (≈ 1345)
Déplacement du couvent des Frères mineurs dans le quartier Saint-Hilaire.
1348
Achèvement de l'église
Achèvement de l'église 1348 (≈ 1348)
Construction de l'église et de sa charpente.
1820
Réouverture paroissiale
Réouverture paroissiale 1820 (≈ 1820)
L'église devient église paroissiale Saint-Hilaire.
1866
Ajout du clocher
Ajout du clocher 1866 (≈ 1866)
Construction du clocher et du campanile selon les plans de l'architecte Verdier.
1892
Construction de la flèche
Construction de la flèche 1892 (≈ 1892)
Une flèche plus élancée est dessinée par Léopold Payen.
Fin du XVIIIe siècle
Désaffectation initiale
Désaffectation initiale Fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
L'église est désaffectée à la fin du XVIIIe siècle.
1944
Initiatives de prière
Initiatives de prière 1944 (≈ 1944)
Premières initiatives de prière pour la réconciliation conduisant à la fondation du mouvement Pax Christi.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La charpente : classement par arrêté du 20 octobre 1920 ; L'église, à l'exception de sa façade moderne : inscription par arrêté du 31 décembre 1947 ; La façade moderne (cad. BK 400) : inscription par arrêté du 1er février 1988
Personnages clés
Léopold Payen
Architecte ayant dessiné la flèche de l'église en 1892.
Joseph Villiet
Maître-verrier bordelais ayant réalisé des vitraux en 1869.
Origine et histoire de l'Église Saint-Hilaire
L'église Saint-Hilaire d'Agen, ancienne chapelle des Cordeliers située boulevard Scaliger, est dédiée à saint Hilaire et présente des parties datées du XIVe siècle, transformées au XIXe siècle. Le couvent des Frères mineurs, fondé à Agen au XIIIe siècle, dut se déplacer à l'intérieur des murs de la ville au milieu du XIVe siècle et s'établit dans le quartier Saint-Hilaire en 1345 ; l'église et sa charpente datent de cette période, la construction étant achevée en 1348. La nef et le chœur appartiennent aux fins XVe ou début XVIe siècles. Désaffectée à la fin du XVIIIe siècle, l'église fut rouverte et devint église paroissiale Saint-Hilaire dans les années 1820. Au XIXe siècle, une façade de style Louis XV fut ajoutée et, près de celle-ci, un clocher et un campanile furent élevés selon les plans de l'architecte Verdier en 1866 ; une flèche plus élancée fut ensuite dessinée par Léopold Payen en 1892. Les biens du couvent avaient été saisis en 1790 ; l'édifice servit successivement d'assemblée électorale, d'écurie, de magasin à fourrage et de caserne de gendarmerie entre la Révolution et le milieu du XIXe siècle. La charpente de l'église a été classée au titre des monuments historiques, de même que l'édifice pour l'essentiel et, plus tard, sa façade ; la Piéta en bois polychrome du XVIe siècle, classée, est aujourd'hui déposée au Musée des Beaux-Arts d'Agen. Construite en briques et en pierre, l'église suit le plan habituel des églises gothiques méridionales : une large nef unique sans transept, bordée de chapelles latérales peu profondes, et une abside à sept pans. Elle comprend trois travées voûtées d'ogives et son ancienne tourelle-clocher, qui s'appuyait sur le haut des contreforts au sud-est, a été démolie au profit du nouveau clocher. La partie la plus remarquable de l'édifice est la charpente en berceau brisé ou carène renversée, qui semble remonter à la construction de l'église ; en coupe elle forme un triangle équilatéral, les chevrons portant des fermes et, à intervalles réguliers, des fermes complètes équipées d'entraits chanfreinés maintiennent l'écartement des murs. Les poinçons et autres pièces de la charpente présentent des chanfreins décoratifs, et l'ensemble est complété par des aisseliers courbes et des jambes de force. Les grandes fenêtres reçurent des vitraux datés de 1869, dont certains portent la signature du maître-verrier bordelais Joseph Villiet. Enfin, en novembre 1944 la paroisse Saint-Hilaire fut liée aux premières initiatives de prière pour la réconciliation qui conduisirent à la fondation du mouvement Pax Christi au printemps 1945.