Frise chronologique
IVe siècle
Culte précoce de saint Hilaire
Culte précoce de saint Hilaire
IVe siècle (≈ 450)
Lieu de pèlerinage initial
Fin XIIe - Début XIIIe siècle
Construction de l'église
Construction de l'église
Fin XIIe - Début XIIIe siècle (≈ 1325)
Période romane tardive et transition gothique
1900-1904
Restauration par Ricordeau
Restauration par Ricordeau
1900-1904 (≈ 1902)
Travaux de conservation majeurs
29 avril 1994
Classement monument historique
Classement monument historique
29 avril 1994 (≈ 1994)
Protection légale complète
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise (cad. A 257) : classement par arrêté du 29 avril 1994
Personnages clés
| Auguste Ricordeau - Architecte restaurateur |
Dirigea les travaux de 1900-1904 |
| Saint Hilaire - Saint patron et figure vénérée |
Objet du pèlerinage dès IVe siècle |
| Saint Martin - Évêque représenté dans la peinture |
Personnage clé de l'iconographie médiévale |
Origine et histoire
L'église Saint-Hilaire d'Oizé, située dans le département de la Sarthe en Pays de la Loire, fut construite entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle. Elle occupe l'emplacement où les pèlerins vénéraient déjà saint Hilaire au IVe siècle, soulignant son importance religieuse précoce. L'édifice, marqué par une architecture romane tardive, se distingue par son chœur à voûte Plantagenêt et son portail sud typique de cette transition stylistique.
Entre 1900 et 1904, l'église fut restaurée sous la direction de l'architecte Auguste Ricordeau, préservant ses éléments médiévaux tout en consolidant sa structure. Classée monument historique en 1994, elle abrite des trésors comme une peinture monumentale du XIIIe siècle, La Mort de Saint-Hilaire, où le saint est représenté entouré de moines et d'évêques, dont saint Martin. Le retable du XVIIIe siècle, classé à son tour, témoigne de l'évolution artistique du lieu.
Le décor peint, mêlant des œuvres des XIIe et XVIIe siècles, renforce la valeur patrimoniale de l'église. Son classement couvre l'intégralité de l'édifice (cadastre A 257), soulignant son unité architecturale et historique. La localisation à Oizé, près du Mans, et la représentation de cette ville dans la peinture médiévale créent un lien symbolique entre le monument et son territoire.
Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum) confirment son statut de propriété communale et son rôle dans le paysage religieux sarthois. La précision de sa localisation, notée comme « passable » (niveau 5/10), invite à des études complémentaires pour affiner les données géographiques et historiques.