Frise chronologique
début XVe siècle
Construction de la partie orientale
Construction de la partie orientale
début XVe siècle (≈ 1504)
Piliers octogonaux et chapiteaux à feuillages
milieu XVe siècle
Agrandissement de l'édifice
Agrandissement de l'édifice
milieu XVe siècle (≈ 1550)
Arcades en tiers-point et piliers circulaires
XVIe siècle
Installation des vitraux historiés
Installation des vitraux historiés
XVIe siècle (≈ 1650)
Ornementation des baies du transept
10 octobre 1938
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
10 octobre 1938 (≈ 1938)
Protection de l'église, du cimetière et du calvaire
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble formé par l'église, le cimetière et l'ancien calvaire (cad. B 95) : classement par arrêté du 10 octobre 1938
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage mentionné dans les sources |
Les textes sources ne citent aucun acteur historique spécifique lié à ce monument. |
Origine et histoire
L'église Saint-Hilaire de Clohars-Fouesnant, classée Monument Historique en 1938, se compose d'une nef flanquée de deux bas-côtés et d'un transept, se terminant à l'est par un chevet plat. Sa partie orientale, la plus ancienne, date du début du XVe siècle, comme en témoignent ses piliers octogonaux surmontés de chapiteaux à feuillages. Cette section contraste avec le reste de l'édifice, construit un demi-siècle plus tard, caractérisé par des arcades en tiers-point et des piliers circulaires dépourvus de chapiteaux. Ces différences stylistiques révèlent une évolution architecturale au cours du XVe siècle, typique des églises bretonnes de cette période.
La façade sud de l'église intègre un porche voûté sur croisées d'ogives, surmonté d'une sacristie et d'un logis appelé « chambre du trésor », accessible par un escalier à vis. Ce bâtiment illustre la complexité fonctionnelle des églises médiévales, combinant espaces liturgiques et logements annexes. À l'extérieur, une frise sculptée orne la base de la toiture en pierre de la tourelle, tandis qu'un petit clocher ajouré, surmonté d'une flèche en pierre avec pinacles, domine l'arcade précédant le chœur. Les baies du transept abritent des vitraux historiés du XVIe siècle, ajoutant une dimension artistique et narrative à l'édifice.
L'ensemble protégé inclut non seulement l'église, mais aussi le cimetière et un ancien calvaire, soulignant l'importance de ce site dans le patrimoine religieux et funéraire local. La localisation de l'église, sur la place principale de Clohars-Fouesnant, renforce son rôle central dans la vie communautaire depuis le Moyen Âge. Les éléments architecturaux, comme les voûtes sur croisées d'ogives ou les vitraux, reflètent à la fois des influences gothiques et des spécificités régionales, propres à la Bretagne du XVe siècle.
La précision de la localisation actuelle est jugée passable (note 5/10), indiquant une connaissance approximative de son emplacement exact. Malgré cela, l'église reste un témoignage majeur de l'architecture religieuse bretonne, mêlant fonctions spirituelles, artistiques et communautaires. Son classement en 1938 atteste de sa valeur patrimoniale, tandis que sa propriété communale garantit sa préservation pour les générations futures.
Les sources disponibles, notamment Monumentum, confirment l'importance historique et architecturale de l'édifice. Les photographies sous licence Creative Commons, comme celles d'Eric Dubois, contribuent à documenter et diffuser la connaissance de ce monument. L'absence de mentions sur son accessibilité actuelle (visites, location) laisse cependant certaines questions ouvertes quant à son usage contemporain.
Enfin, l'église Saint-Hilaire s'inscrit dans un contexte régional marqué par une forte identité religieuse et culturelle. Au XVe siècle, la Bretagne, alors duché indépendant ou en voie de rattachement à la couronne de France, voit se développer une architecture ecclésiale riche, souvent soutenue par les seigneurs locaux ou les communautés paroissiales. Clohars-Fouesnant, comme beaucoup de villages bretons, organise sa vie sociale et spirituelle autour de tels édifices, qui servent aussi de lieux de rassemblement et de mémoire collective.