Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman érigé avec porche sculpté.
XVe siècle
Rénovation gothique
Rénovation gothique
XVe siècle (≈ 1550)
Voûte du chœur refaite en ogives.
1801
Désaffectation paroissiale
Désaffectation paroissiale
1801 (≈ 1801)
Remplacée par Saint-Nicolas comme église principale.
25 juillet 1955
Inscription du porche
Inscription du porche
25 juillet 1955 (≈ 1955)
Protection partielle au titre MH.
14 septembre 2010
Inscription complète
Inscription complète
14 septembre 2010 (≈ 2010)
Classement de l'église en totalité.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. A 703) : inscription par arrêté du 14 septembre 2010
Personnages clés
| Information non disponible - Aucun personnage cité |
Les sources ne mentionnent aucun acteur historique spécifique. |
Origine et histoire
L'église Saint-Hilaire de Trémolat, située dans le département de la Dordogne en Nouvelle-Aquitaine, est un édifice religieux d'origine romane construit au XIIe siècle. Son chœur, initialement voûté dans le style de l'époque, fut reconstruit au XVe siècle selon les canons gothiques, illustrant ainsi une transition architecturale significative. Entourée d'un cimetière, elle se trouve en bordure de la Rège, un petit affluent de la Dordogne, et témoigne de l'histoire religieuse locale.
La chapelle servit d'église paroissiale jusqu'en 1801, date à laquelle l'église Saint-Nicolas, autrefois réservée aux moines, prit ce rôle. Désaffectée, Saint-Hilaire fut partiellement protégée dès 1955 par l'inscription de son porche roman, remarquable pour ses arcs en plein cintre ornés de motifs géométriques et ses chapiteaux sculptés. Une inscription complète de l'édifice intervint en 2010, reconnaissant sa valeur patrimoniale.
Le porche, élément architectural majeur, se distingue par ses trois arcs décorés de dents de scie et de pointes de diamant, supportés par des colonnettes aux chapiteaux ouvragés. Ces détails, ainsi que les corbeaux à têtes humaines, reflètent l'artisanat roman. Le clocher-mur, partiellement restauré postérieurement, et une chapelle seigneuriale ajoutée sur le côté droit (aujourd'hui disparue ou intégrée) complètent cet ensemble historique, propriété de la commune.
La voûte du chœur, refaite au XVe siècle, introduit des croisées d'ogives gothiques, marquant une évolution stylistique. Ce mélange de périodes — roman pour la nef et le porche, gothique pour le chœur — souligne les adaptations successives de l'édifice. Les sources, dont le Dictionnaire des églises de France (1967), confirment son importance dans le patrimoine aquitain, tandis que sa localisation précise (5002 Rue de Saint-Hilaire) et son code Insee (24558) ancrent son histoire dans le territoire.