Frise chronologique
vers 1065
Fondation du prieuré Saint-Michel
Fondation du prieuré Saint-Michel
vers 1065 (≈ 1065)
Par Dudon de Cons et Gautier de Dun.
vers 1091
Don à l’abbaye de Saint-Hubert
Don à l’abbaye de Saint-Hubert
vers 1091 (≈ 1091)
Sous l’abbé Thierry II (1086-1109).
1732
Reconstruction de l’église haute
Reconstruction de l’église haute
1732 (≈ 1732)
Transformation architecturale majeure.
1792
Devenue église paroissiale
Devenue église paroissiale
1792 (≈ 1792)
Abandon du vocable saint Michel.
11 août 1987
Classement monument historique
Classement monument historique
11 août 1987 (≈ 1987)
Crypte et église haute protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise comprenant crypte et église haute (cad. B 65) : classement par arrêté du 11 août 1987
Personnages clés
| Dudon de Cons - Fondateur du prieuré |
Avec Gautier de Dun, vers 1065. |
| Gautier de Dun - Co-fondateur du prieuré |
Frère de Dudon de Cons. |
| Thierry II - Abbé de Saint-Hubert (1086-1109) |
Reçoit le prieuré en 1091. |
| Famille de Lambertye - Sépultures dans la crypte |
Lien avec l’église aux XIe-XIIe siècles. |
Origine et histoire
L’église Saint-Hubert de Cons-la-Grandville trouve ses origines dans le prieuré Saint-Michel, fondé avant 1091, probablement vers 1065, par Dudon de Cons, son frère Gautier de Dun, et le comte de Chiny. Ce prieuré, situé près du château de Cons, fut donné vers 1091 à l’abbaye bénédictine de Saint-Hubert en Ardenne, sous l’abbatiat de Thierry II (1086-1109). La possession du prieuré fut confirmée par les papes Honorius II (1129), Innocent II (1139), et l’archevêque de Trêves Adalbéron (1131-1152). La crypte, datant du XIe ou du début du XIIe siècle, servait de sépulture à la famille de Lambertye, témoignant de cette période médiévale.
L’église priorale haute fut entièrement reconstruite en 1732, marquant une transformation architecturale majeure. Après la Révolution, en 1792, elle devint église paroissiale, abandonnant son vocable originel de saint Michel pour celui de saint Hubert lors du Concordat. Ce changement reflète les bouleversements religieux et politiques de l’époque. L’édifice, comprenant la crypte et l’église haute, fut classé au titre des monuments historiques par arrêté du 11 août 1987, reconnaissant ainsi sa valeur patrimoniale exceptionnelle.
Le site illustre l’évolution d’un prieuré bénédictin en église paroissiale, mêlant héritage médiéval et modifications des XVIIIe et XIXe siècles. Son histoire est étroitement liée à l’abbaye de Saint-Hubert et aux familles nobles locales, comme les Lambertye, dont la crypte conserve les sépultures. Aujourd’hui, l’église reste un témoignage architectural et historique majeur de la région Grand Est, reflétant près d’un millénaire d’histoire religieuse et seigneuriale.