Frise chronologique
1487
Consécration initiale
Consécration initiale
1487 (≈ 1487)
Par Monseigneur Henri Potin, évêque de Philadelphie.
1607-1684
Période d'agrandissement
Période d'agrandissement
1607-1684 (≈ 1646)
Construction majeure et achèvement du clocher (1667).
1837
Croix de cimetière
Croix de cimetière
1837 (≈ 1837)
Date gravée sur la croix adjacente.
mai 1914
Incendie du clocher
Incendie du clocher
mai 1914 (≈ 1914)
Destruction du dôme à l’impériale par la foudre.
8 juin 1926
Classement monument historique
Classement monument historique
8 juin 1926 (≈ 1926)
Inscription de l’église à l’inventaire.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise : inscription par arrêté du 8 juin 1926
Personnages clés
| Henri Potin - Évêque de Philadelphie |
Consacre l’église en 1487. |
| Charles de Neufchâtel - Archevêque de Besançon |
Suffragant d’Henri Potin lors de la consécration. |
| Albert et Isabelle - Archiduc et archiduchesse |
Gouverneurs de Franche-Comté (1595-1621), armes présentes. |
| Ferdinand de Rye - Archevêque |
Armes visibles dans la 3e chapelle latérale gauche. |
| Pierre Brocard - Membre de la famille Brocard |
Armes héraldiques dans l’église. |
Origine et histoire
L’église Saint-Jacques de Chaux-Neuve, située dans le département du Doubs en Bourgogne-Franche-Comté, trouve ses origines à la fin du XVe siècle. Sa construction initiale, achevée vers 1487, est attestée par sa consécration le 19 mars de cette année par Monseigneur Henri Potin, évêque de Philadelphie et suffragant de l’archevêque de Besançon, Charles de Neufchâtel. Ce premier édifice, dont subsiste aujourd’hui la quatrième chapelle droite, fut agrandi aux XVIe et XVIIe siècles, comme en témoignent les dates gravées sur ses murs. La période de transformation majeure s’étale de 1607 à 1684, avec l’ajout du clocher en 1667, marquant l’achèvement des travaux structuraux.
Le monument porte les traces de multiples influences architecturales et historiques. Son clocher, initialement surmonté d’un dôme à l’impériale, fut détruit par un incendie en mai 1914, puis remplacé par une flèche polygonale. Les voûtes en croisées d’ogives de la nef abritent des armes héraldiques de familles locales (comme les Brocard) et de dignitaires, tels les Habsbourg ou l’archiduc Albert, gouverneur de Franche-Comté de 1595 à 1621. Ces éléments soulignent le rôle central de l’église dans la vie sociale et religieuse de la région, reflétant les alliances et pouvoirs en présence.
Classée à l’inventaire des monuments historiques depuis le 8 juin 1926, l’église Saint-Jacques se distingue aussi par son mobilier exceptionnel. Parmi les pièces remarquables figurent une statue de saint Pierre en albâtre du XVIe siècle, un groupe sculpté de saint Joseph et l’Enfant (XVIIe siècle), ainsi que des retables et autels latéraux du XVIIIe siècle, certains signés et datés. Ces objets, protégés à titre individuel, illustrent l’évolution artistique et dévotionnelle de la paroisse, rattachée au diocèse de Besançon. La croix de cimetière, datée de 1837, complète cet ensemble patrimonial, témoin de la piété locale à travers les siècles.
L’édifice s’inscrit dans un réseau paroissial plus large, celui de la paroisse du Mouthe-Lac-Mont d’Or, et conserve une reproduction de La Transfiguration de Raphaël, œuvre emblématique dont des copies existent dans d’autres lieux de culte franc-comtois. Cet aspect souligne les échanges culturels et artistiques entre Chaux-Neuve et d’autres centres religieux de la région, comme Dole ou Besançon. Aujourd’hui, l’église reste un symbole du patrimoine rural franc-comtois, mêlant histoire locale et héritage européen.