Frise chronologique
XIe siècle
Fondation du prieuré bénédictin
Fondation du prieuré bénédictin
XIe siècle (≈ 1150)
Origine religieuse avant la construction actuelle.
XIIe siècle
Construction de l’église romane
Construction de l’église romane
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice actuel érigé pour les pèlerins.
XVe siècle
Devenue église paroissiale
Devenue église paroissiale
XVe siècle (≈ 1550)
Changement de statut liturgique.
29 mai 1789
Rédaction des cahiers de doléances
Rédaction des cahiers de doléances
29 mai 1789 (≈ 1789)
Assemblée du Tiers-État dans l’église.
XIXe siècle
Destruction partielle
Destruction partielle
XIXe siècle (≈ 1865)
Transept, abside et clocher détruits.
1941
Classement monument historique
Classement monument historique
1941 (≈ 1941)
Protection patrimoniale officielle.
1967
Acquisition par la ville de Clisson
Acquisition par la ville de Clisson
1967 (≈ 1967)
Devenue propriété communale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Jacques (ancienne) : inscription par arrêté du 9 août 1941
Personnages clés
| Pierre-Marie Darnel - Sénéchal de Clisson |
Présida la rédaction des doléances. |
Origine et histoire
L’église Saint-Jacques de Clisson, située dans le département de la Loire-Atlantique, trouve ses origines au XIe siècle comme prieuré bénédictin. Elle fut construite au XIIe siècle pour servir d’étape aux pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle, sur l’itinéraire Nantes-Parthenay. À l’origine, elle se composait d’une nef sans collatéraux, d’un transept couvert de charpente et d’une abside voûtée, surmontée d’un clocher cubique. Elle devint une église paroissiale au XVe siècle, marquant son ancrage dans la vie religieuse locale.
Le 29 mai 1789, l’église accueillit une assemblée du Tiers-État pour rédiger les cahiers de doléances des paroisses de Clisson, sous la présidence du sénéchal Pierre-Marie Darnel. Ce document, rédigé avec la participation de 119 Clissonais, se distingua par des revendications progressistes, comme l’égalité d’accès aux charges publiques, la réforme fiscale ou la liberté de presse. Pendant la Révolution, l’édifice devint un Temple décadaire, lieu de proclamation des lois et de célébration des mariages civils, avant d’être transformé en entrepôt pour chiffonniers au XIXe siècle.
Au XIXe siècle, le transept, l’abside et le clocher furent détruits, altérant profondément son architecture d’origine. L’église, classée monument historique en 1941, devint propriété de la ville de Clisson en 1967. Aujourd’hui, elle abrite un espace culturel. Son style roman se reconnaît encore à sa nef unique, ses contreforts, ses fenêtres en plein cintre et sa charpente sculptée (datée de 1583), tandis que sa façade ouest conserve une porte en arc brisé caractéristique.
Les traces de son passé religieux et révolutionnaire en font un témoignage rare des mutations sociales et politiques de la France, depuis le Moyen Âge jusqu’à l’époque contemporaine. Son inscription au titre des monuments historiques souligne son importance patrimoniale, malgré les transformations subies.