Frise chronologique
1860
Démolition de l'ancienne église
Démolition de l'ancienne église
1860 (≈ 1860)
Remplacement par le bâtiment actuel.
1860–1865
Construction de l'église actuelle
Construction de l'église actuelle
1860–1865 (≈ 1863)
Style néo-gothique par Victor Delefortrie.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Victor Delefortrie - Architecte |
Concepteur de l’église néo-gothique. |
Origine et histoire
L’église Saint-Jacques de Daours est située au cœur du village, à une dizaine de kilomètres à l’est d’Amiens, dans le département de la Somme. Elle a été érigée entre 1860 et 1865 pour remplacer un édifice antérieur, démoli en 1860. Conçue par l’architecte Victor Delefortrie, elle adopte un style néo-gothique marqué, avec une structure en brique et des fondations en moellons et vieux grès. La façade, ornée de trois portails, intègre une tour-clocher de 25 mètres surmontée d’une flèche de 15 mètres, elle-même coiffée d’une croix et d’un coq.
Les matériaux utilisés reflètent un savoir-faire artisanal local : la pierre de Vergelet (ou pierre de Saint-Leu) encadre les baies, les roses et les portails, tandis que la charpente en chêne supporte une couverture en ardoises de Fumay. À l’intérieur, la nef centrale de 23 mètres de long, flanquée de bas-côtés, est rythmée par six colonnes ornées de chapiteaux à feuillages. Les voûtes en plâtre sur lattis culminent à 12 mètres dans la nef et 7 mètres dans les bas-côtés. Le chœur, surélevé d’une marche, est éclairé par des baies géminées et des roses trilobées ou hexalobées.
L’édifice allie fonctionnalité et symbolisme : les murs des bas-côtés, percés de six baies ogivales, laissent filtrer une lumière tamisée, tandis que les roses quadrilobées de la nef centrale diffusent une clarté zenithale. Le sanctuaire, pavé de pierre de Mortemer et orné d’un enduit peint, abrite une tribune en encorbellement au-dessus du porche. Les pierres locales – roche pour les colonnes, Senlis pour les marches, Chaussoy-Epagny pour le chœur – soulignent l’ancrage territorial de l’église.
L’église Saint-Jacques s’inscrit dans le renouveau architectural religieux du XIXe siècle, marqué par un retour aux formes médiévales. Son plan et ses décors intérieurs (voûtes, chapiteaux, baies) illustrent les principes du néo-gothique, courant prisé pour les reconstructions d’églises en France à cette époque. Le choix de matériaux durables et l’attention portée à l’acoustique (voûtes en plâtre) reflètent une volonté de pérennité et de fonctionnalité liturgique.
Bien que dépourvue de mentions explicites sur sa vocation jacquaire, l’église pourrait évoquer, par son vocable, les liens avec les chemins de Compostelle, fréquentes pour les édifices dédiés à saint Jacques. Cependant, le texte source ne précise ni son rôle dans un pèlerinage, ni d’éventuelles reliques ou traditions locales associées. Son historique se limite à sa reconstruction, sans référence à des événements postérieurs ou à des restaurations ultérieures.