Frise chronologique
6-7 novembre 2017
Vol de huit toiles
Vol de huit toiles
6-7 novembre 2017 (≈ 7)
Œuvres des XVIIIe-XIXe siècles dérobées.
XIIe siècle (seconde moitié)
Début de la construction
Début de la construction
XIIe siècle (seconde moitié) (≈ 1250)
Transepts nord et sud érigés.
1282
Érection en paroisse
Érection en paroisse
1282 (≈ 1282)
Par Guillaume de Flavacourt, archevêque de Rouen.
XIVe siècle
Ajouts architecturaux majeurs
Ajouts architecturaux majeurs
XIVe siècle (≈ 1450)
Voûtes, triforium, grand portail construits.
XVe siècle
Construction de la tour
Construction de la tour
XVe siècle (≈ 1550)
Chapelles latérales ajoutées, sauf deux existantes.
XVIe siècle
Décoration de la chapelle du Trésor
Décoration de la chapelle du Trésor
XVIe siècle (≈ 1650)
Frise « des sauvages » commandée par Jehan Ango.
1840
Classement monument historique
Classement monument historique
1840 (≈ 1840)
Première liste des monuments historiques français.
2015
Restauration du campanile
Restauration du campanile
2015 (≈ 2015)
Dépôt après affaissement de la charpente.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise Saint-Jacques : classement par liste de 1840
Personnages clés
| Guillaume de Flavacourt - Archevêque de Rouen |
Érige l'église en paroisse en 1282. |
| Jehan Ango - Mécène et armateur dieppois |
Commande la frise « des sauvages » au XVIe siècle. |
| Victor Hugo - Écrivain |
Visite l'église en 1837, admire ses sculptures. |
| Lucien Lefort - Architecte départemental |
Restaure l'édifice avant 1916. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jacques de Dieppe, dédiée à saint Jacques, est un édifice catholique dont la construction s'échelonne du XIIe au XVIe siècle. Elle relève des styles architecturaux flamboyant et Renaissance. Ses origines remontent au moins au XIIe siècle, avec la construction des transepts nord et sud. En 1282, Guillaume de Flavacourt, archevêque de Rouen, l'érige en paroisse. Le chœur, la nef et les bas-côtés datent principalement du XIIIe siècle, tandis que les voûtes, le triforium et le grand portail sont ajoutés au XIVe siècle. La tour et la plupart des chapelles latérales sont construites au XVe siècle.
Au XVIe siècle, sous l'impulsion de Jehan Ango, mécène local, l'église s'enrichit d'une frise dite « des sauvages » dans la chapelle du Trésor. Cette œuvre illustre les rencontres entre les navigateurs dieppois et les peuples des terres nouvellement découvertes, avec des scènes de fêtes, de danses et de combats. Victor Hugo, en visite le 8 septembre 1837, admire ces « dentelles de pierre ». L'édifice est classé monument historique dès 1840, témoignant de son importance patrimoniale.
L'église subit plusieurs restaurations, notamment avant 1916 par l'architecte Lucien Lefort. En 2015, le campanile est déposé pour restauration après l'affaissement de la charpente du dôme. Malheureusement, en novembre 2017, huit toiles peintes par des artistes tels qu'Anselma (Alejandrina Gessler y Lacroix) et Auguste Jugelet sont volées. Ces œuvres, datées des XVIIIe et XIXe siècles, reflétaient l'histoire artistique et maritime de Dieppe.
L'église Saint-Jacques incarne à la fois le patrimoine religieux, architectural et maritime de Dieppe. Ses décors, inspirés des voyages des explorateurs dieppois, en font un lieu unique en Normandie. Les interventions successives, des XIIe au XIXe siècles, illustrent son évolution stylistique et son ancrage dans l'histoire locale.