Frise chronologique
XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIIe siècle (≈ 1350)
Partie centrale de style gothique.
début XVIe siècle
Agrandissement
Agrandissement
début XVIe siècle (≈ 1604)
Façade, clocher et porche sud ajoutés.
septembre 1675
Destruction du clocher
Destruction du clocher
septembre 1675 (≈ 1675)
Décapité lors de la révolte des bonnets rouges.
1790
Suppression de la trève
Suppression de la trève
1790 (≈ 1790)
Lambour rattaché à Pont-l'Abbé.
1896
Classement monument historique
Classement monument historique
1896 (≈ 1896)
Protection officielle de l'édifice.
1899
Démontage de la toiture
Démontage de la toiture
1899 (≈ 1899)
Décision municipale pour raisons de sécurité.
1983
Création de l'association de sauvegarde
Création de l'association de sauvegarde
1983 (≈ 1983)
Début des travaux de restauration.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Eglise de Lambour (cad. AK 171) : classement par arrêté du 30 juin 1896
Personnages clés
| Duc de Chaulnes - Gouverneur de Bretagne |
Ordonna la destruction du clocher en 1675. |
| Comte de Najac - Maire de Pont-l'Abbé en 1899 |
Décida du démontage de la toiture. |
| Chanoine Abgrall - Historien local |
Décrivit l'église en 1898 avant sa ruine. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jacques de Lambour, située à Pont-l'Abbé en Bretagne, est une église catholique gothique édifiée entre le XIIIe et le XVIe siècle. Elle servait d'église tréviale au village de Lambour, faubourg de Pont-l'Abbé dépendant de la paroisse de Combrit. Son style gothique, influencé par l'École de Pont-Croix, se distingue par des piliers décorés et des chapiteaux à godrons. La façade, le clocher et le porche sud furent ajoutés au XVIe siècle. Le clocher, de forme carrée avec deux rangées de gargouilles, fut décapité en 1675 par les troupes royales lors de la révolte des bonnets rouges, sur ordre du duc de Chaulnes, gouverneur de Bretagne.
À la fin du XIXe siècle, l'église, en très mauvais état, fut privée de son toit par décision municipale, devenant une ruine romantique. Malgré cela, elle resta utilisée pour le pardon de saint Jacques en juillet. Avant la Révolution, elle desservait la trève de Lambour, supprimée en 1790. Au XVIIe siècle, les paroissiens participèrent à la révolte des bonnets rouges, entraînant la destruction partielle du clocher. L'édifice, classé monument historique en 1896, abrite une stèle protohistorique dans son enclos.
En 1899, les statues furent transférées à l'église Notre-Dame-des-Carmes de Pont-l'Abbé après le démontage de la toiture. Un cimetière entourait l'église jusqu'en 1848. Depuis 1983, une association œuvre pour sa restauration, relançant le pardon annuel et organisant des événements culturels. L'église, bien qu'en ruines, reste un symbole du patrimoine bigouden, lié aux traditions locales comme la broderie et les pardons.
Le site comprend également une stèle de l'Âge du fer, ancienne base d'une croix. Trois autres chapelles existaient autrefois sur le territoire de la trève de Lambour : Saint-Gildas, Saint-Servais et Saint-Sauveur. Aujourd'hui, l'église est un lieu de mémoire et de célébration, animé par des concerts et des visites guidées, tout en étant un témoignage architectural des révoltes et traditions bretonnes.