Frise chronologique
1132
Agrandissement de la chapelle
Agrandissement de la chapelle
1132 (≈ 1132)
Précède la construction actuelle.
1448
Début de la construction
Début de la construction
1448 (≈ 1448)
Remplace l’ancienne chapelle.
1540
Consécration de l’église
Consécration de l’église
1540 (≈ 1540)
Sous le cardinal Jean Le Veneur.
1712
Fonte de la grosse cloche
Fonte de la grosse cloche
1712 (≈ 1712)
Œuvre de Jean Aubert.
1910
Classement monument historique
Classement monument historique
1910 (≈ 1910)
Protection officielle de l’État.
1965
Désacralisation
Désacralisation
1965 (≈ 1965)
Fermeture au culte.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. AB 23) : classement par arrêté du 24 avril 2006
Personnages clés
| Jean Le Veneur - Cardinal |
Consacre l’église en 1540. |
| Guillemot de Samaison - Architecte maître-maçon |
Dirige la construction au XVe. |
| Jean Aubert - Fondeur de cloches |
Crée la grosse cloche en 1712. |
| Étienne Deville - Historien |
Étudie les vitraux de l’église. |
Origine et histoire
L'église Saint-Jacques de Lisieux, située dans le Calvados en Normandie, est un monument emblématique de style gothique. Sa construction débute en 1448 sur l’emplacement d’une chapelle agrandie en 1132, sous la direction de l’architecte Guillemot de Samaison. Elle est dédiée en 1540 par le cardinal Jean Le Veneur, après un chantier financé par les notables locaux, dont les blasons ornent encore les clefs de voûte. À son apogée, la paroisse comptait entre 10 000 et 11 000 fidèles, faisant d’elle la plus peuplée du diocèse de Bayeux-Lisieux au XIXe siècle.
Classée monument historique en 1910, l’église est désacralisée en 1965 suite à la fusion des communes de Lisieux et Saint-Jacques. Fermée au culte, elle devient un lieu culturel ouvert lors d’expositions. Son architecture gothique se distingue par l’absence de transept et une façade en pente, avec un chœur au niveau du sol et un portail surélevé. L’intérieur, marqué par des colonnes monocylindriques et des vitraux datant de 1501 à nos jours, mêle élégance et symbolisme religieux.
Les vitraux anciens, dont certains représentent des scènes de l’Apocalypse ou des miracles de saint Jacques, côtoient des créations modernes post-Seconde Guerre mondiale. L’église abritait autrefois un mobilier riche : stalles Renaissance, boiseries d’orgue du XVe siècle, et reliquaires du XVIIIe siècle. Ses onze cloches d’avant la Révolution furent réduites à trois, dont une fondue en 1712 par Jean Aubert, fondeur réputé de Lisieux.
Aujourd’hui propriété de la commune, l’église Saint-Jacques témoigne de l’histoire religieuse et artistique de Lisieux. Son patrimoine, étudié par des historiens comme Étienne Deville pour ses vitraux, attire les amateurs d’architecture et d’histoire locale. Les archives conservent encore des traces des confréries et des statuts médiévaux, liant le monument à la vie sociale passée.