Frise chronologique
12 septembre 1213
Bataille de Muret
Bataille de Muret
12 septembre 1213 (≈ 1213)
Événement représenté dans l’abside
3e quart du XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
3e quart du XIIe siècle (≈ 1262)
Origines médiévales de l’église
1873–1882
Chapelle Saint-Germier
Chapelle Saint-Germier
1873–1882 (≈ 1878)
Construction et décoration
1838–1991
Histoire de l’orgue
Histoire de l’orgue
1838–1991 (≈ 1915)
Installation et restaurations successives
1928
Classement du clocher
Classement du clocher
1928 (≈ 1928)
Protection du clocher octogonal
1935
Classement du portail
Classement du portail
1935 (≈ 1935)
Protection de l’entrée historique
2005
Inscription totale
Inscription totale
2005 (≈ 2005)
Classement complet de l’édifice
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le clocher : classement par arrêté du 10 novembre 1928 - Le portail d'entrée : inscription par arrêté du 8 octobre 1935 - L'église en totalité (cad. ID 252) : inscription par arrêté du 9 août 2005
Personnages clés
| Saint Germier - Saint local |
Reliques conservées dans la crypte |
| Simon IV de Montfort - Chef militaire |
Figuré dans la bataille de 1213 |
| Saint Dominique - Prédicateur |
Lié au rosaire et à la bataille |
| Maréchal Soult - Donateur indirect |
Tableau copié du Louvre offert |
| Maréchal Niel - Bienfaiteur |
Don de la croix de Bomarsund |
| Joseph Raynaud - Architecte |
Concepteur de la chapelle Saint-Germier |
| Gaston Virebent - Sculpteur |
Auteur des éléments en grès-cérame |
Origine et histoire
L'église Saint-Jacques de Muret, située en Haute-Garonne, est un édifice religieux dont les origines remontent au 3e quart du XIIe siècle, avec des ajouts majeurs aux XIVe, XVe et XVIe siècles. Elle se distingue par son clocher octogonal de type toulousain, classé monument historique en 1928, et son portail d’entrée, classé en 1935. L’ensemble de l’église a été inscrit aux monuments historiques en 2005, soulignant son importance patrimoniale.
La crypte, construite au XVIe siècle, abrite des reliques précieuses, dont celles de saint Germier, ainsi que des objets liturgiques comme une pietà en bois polychrome (XVe–XVIe siècle) et une statue en albâtre de sainte Anne (XIVe ou XVIe siècle, d’origine anglaise). Parmi les éléments remarquables, on note aussi une croix de procession du XIIIe siècle en cuivre estampé, ornée de turquoises et de symboles du tétramorphe, autrefois conservée dans l’église Saint-Amans.
L’orgue romantique du XIXe siècle, classé et restauré entre 1989 et 1991, illustre la transition entre les styles baroque et symphonique. Son buffet, inscrit en 2006, porte l’inscription latine « Laudate dominum in... organo », invitant à louer Dieu avec cet instrument. L’église abrite également des chapelles dédiées (saint Dominique, saint Joseph, Notre-Dame de la Salette), chacune enrichie de tableaux, statues et vitraux datant des XVIIIe–XIXe siècles.
Le chœur et l’abside sont ornés de marbres et de bas-reliefs, dont une représentation rare de la bataille de Muret (1213), où saint Dominique est figuré comme défenseur de la foi. La gloire de saint Jacques, sculptée au XIXe siècle, domine l’espace, tandis que des objets liturgiques (calices, ostensoirs, chasubles des XVIIIe–XIXe siècles) témoignent de la richesse du culte local. Certains objets, comme un ciboire en argent de 1634, ont cependant été volés en 1988.
La chapelle Saint-Germier, construite en 1873 par l’architecte Joseph Raynaud, conserve des reliques du saint dans une châsse de 1882, tandis que la chapelle Notre-Dame de la Salette (1879) commémore une apparition mariale du XIXe siècle. Les vitraux, comme ceux de Louis-Victor Gesta, et les sculptures en grès-cérame des ateliers Gaston Virebent, complètent ce patrimoine artistique et religieux.
Enfin, l’église est liée à des figures historiques comme Simon IV de Montfort, évoqué dans le bas-relief de la bataille de Muret, ou le maréchal Soult, dont une copie d’un tableau de Murillo (1874) orne la nef. Les dons de personnalités locales, comme le maréchal Niel (croix de Bomarsund, 1854), ont aussi marqué son histoire.