Frise chronologique
XIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XIIe siècle (≈ 1250)
Édifice roman à nef unique et coupole.
XVe siècle
Ajout des bas-côtés
Ajout des bas-côtés
XVe siècle (≈ 1550)
Voûtes sur croisées d’ogives ajoutées.
XVIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures
XVIe siècle (≈ 1650)
Nef remaniée, lambris et collatéral sud.
1688
Clocher menacé
Clocher menacé
1688 (≈ 1688)
Première mention de dégradations structurelles.
1922
Reconstruction du clocher
Reconstruction du clocher
1922 (≈ 1922)
Travaux dirigés par l’architecte Cavalier.
6 décembre 1948
Classement partiel
Classement partiel
6 décembre 1948 (≈ 1948)
Porche Renaissance et chapiteaux protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le porche Renaissance et les chapiteaux situés sur la façade Ouest (cad. A 643) : inscription par arrêté du 6 décembre 1948
Personnages clés
| Architecte Cavalier - Restaurateur du clocher |
Reconstruit le clocher en 1922. |
Origine et histoire
L’église Saint-Jacques de Nanteuil-Auriac-de-Bourzac, édifiée dès le XIIe siècle, présente une structure romane marquée par un avant-chœur rectangulaire couvert d’une coupole aux pendentifs plats, conférant à l’ensemble une forme quasi octogonale. L’abside semi-circulaire, ornée de cinq arcatures aveugles et de chapiteaux sculptés, est renforcée par des contreforts plats et des corbeaux témoignant d’un ancien bahut défensif, vestige des fortifications ajoutées pendant la guerre de Cent Ans pour protéger le prieuré bénédictin dont elle dépendait. La nef, remaniée au XVIe siècle, arbore des lambris identiques à ceux du collatéral sud, tandis que des traces architecturales suggèrent l’existence passée d’un collatéral nord aujourd’hui disparu.
Le portail Renaissance, surmonté d’un oculus désaxé et d’une bretèche ornée de coquilles, illustre les transformations esthétiques subies par l’édifice. À l’origine conçue comme une église romane à nef unique, elle fut agrandie au XVe siècle par deux bas-côtés voûtés de croisées d’ogives, dont seul celui du sud subsiste. Le porche en plein cintre, décoré de motifs Renaissance, et le clocher, reconstruit en 1922 après des siècles de dégradations (mentionnées dès 1688), achèvent de caractériser son évolution architecturale. L’église, citée dans un pouillé du XIIIe siècle, relevait de l’archiprêtré de Thiviers et servit de lieu de culte fortifié, comme en attestent les éléments défensifs conservés.
Classée partiellement aux Monuments Historiques en 1948 pour son porche Renaissance et ses chapiteaux, l’église Saint-Jacques incarne les superpositions stylistiques médiévales et modernes. Les chapiteaux sculptés de l’abside, les fausses trompes de la coupole, et les colonnes résiduelles du bas-côté nord disparu révèlent une histoire complexe, entre fonction religieuse, adaptations militaires, et restaurations successives. Son bahut défensif, conçu pour communiquer avec le clocher originel, rappelle le rôle stratégique des édifices religieux durant les conflits, tandis que les lambris du XVIe siècle et les remaniements ultérieurs soulignent une occupation continue jusqu’à l’époque contemporaine.