Frise chronologique
1651
Construction de la chapelle originelle
Construction de la chapelle originelle
1651 (≈ 1651)
Chapelle Saint-Jacques bâtie par les Cordeliers.
1860
Lancement de la souscription populaire
Lancement de la souscription populaire
1860 (≈ 1860)
Financement de la nouvelle église.
1861-1868
Construction de l’église actuelle
Construction de l’église actuelle
1861-1868 (≈ 1865)
Dirigée par Émile Loupot, style néo-gothique.
1880
Fonte du bourdon *Cécile*
Fonte du bourdon *Cécile*
1880 (≈ 1880)
Offert par Henri-Gaston de Galard.
1999
Tempête endommageant les flèches
Tempête endommageant les flèches
1999 (≈ 1999)
Démontées en 2001 pour sécurité.
2012
Restauration des flèches et vitraux
Restauration des flèches et vitraux
2012 (≈ 2012)
Hauteur portée à 22 mètres.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'église en totalité (cad. CK 282) : inscription par arrêté du 27 mai 2013
Personnages clés
| Émile Loupot - Architecte |
Concepteur de l’église (1861-1868). |
| Émile Thibaud - Maître verrier |
Auteur des 54 vitraux (1868). |
| Joseph Merklin - Facteur d’orgues |
Créateur de l’orgue de tribune (1870). |
| Henri-Gaston de Galard - Donateur |
Offrit le bourdon *Cécile* (1880). |
| Joseph Castaing - Peintre |
Auteur des toiles marouflées (transept). |
| Henri Morisset - Peintre |
Toiles de l’abside (vie de saint Jacques). |
Origine et histoire
L’église Saint-Jacques de Pau remplace une chapelle du XVIIe siècle construite par les Cordeliers pour accueillir les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Au XIXe siècle, face à l’afflux de fidèles et de touristes, la ville lance en 1860 une souscription pour ériger un nouvel édifice. Les travaux, dirigés par l’architecte Émile Loupot, débutent en 1861 et s’achèvent en 1868, offrant une église néo-gothique à trois nefs, symbole de la vitalité religieuse et touristique locale.
Les deux flèches en brique, endommagées par la tempête de 1999, sont démontées en 2001 pour raisons de sécurité. Leur reconstruction, achevée en 2012, porte leur hauteur à 22 mètres (contre 17 m initialement) et intègre une restauration globale du toit et des vitraux. Ce projet de 1,5 million d’euros marque une volonté de préserver l’intégrité architecturale et artistique de l’édifice, tout en modernisant ses structures.
L’intérieur de l’église se distingue par ses 54 vitraux, réalisés par Émile Thibaud et la famille Mauméjean, ainsi que par son mobilier conçu par l’ébéniste Mignou d’après les plans de Loupot. Les peintures murales, signées Joseph Castaing et Henri Morisset, illustrent des scènes bibliques et la vie de saint Jacques. Le bourdon Cécile, fondu en 1880 par Léon Bollée, et les orgues de Joseph Merklin (1870) complètent ce patrimoine artistique exceptionnel.
L’orgue de tribune, restauré à plusieurs reprises, compte 37 jeux et dialogue avec un orgue de chœur installé en 1999. Les dimensions imposantes de l’édifice (61,5 m de long, 40 m de haut) et son emplacement central, près du boulevard des Pyrénées, en font un repère urbain majeur. Son histoire reflète à la fois l’essor démographique de Pau au XIXe siècle et son attractivité touristique, liée aux palaces fréquentés par l’aristocratie européenne.