Origine et histoire de l'Église Saint-Jacques de Pouldavid
L'église Saint-Jacques de Pouldavid, située à Douarnenez dans le Finistère, est un édifice religieux construit principalement entre les XIVe et XVIe siècles. La nef, datant du XIVe siècle, forme le cœur originel de l'édifice. Au XVe siècle, le porche ouest et la chambre des cloches furent ajoutés, tandis que le fenestrage du chœur pourrait remonter à cette même période. Ces éléments reflètent une architecture gothique typique de la Bretagne de l'époque, marquée par des campagnes de construction successives.
Au XVIe siècle, une vaste campagne de travaux transforma l'église : le transept et le chœur furent en partie rebâtis, et l'enveloppe extérieure fut reprise. Ce siècle vit aussi l'ajout d'une chapelle seigneuriale au sud et la réalisation des seize tableaux peints de la voûte du chœur, classés Monuments Historiques en 1935. Ces peintures, illustrant la Passion et la Résurrection du Christ, sont attribuées à l'influence de Michel Le Nobletz, missionnaire breton actif à Douarnenez au XVIIe siècle. Le retable de 1696, œuvre du sculpteur Grégoire Ansquer, et les statues en bois polychrome des XVe et XVIe siècles (comme saint Jacques, patron de l'église, ou saint Jérôme) témoignent de la richesse artistique de l'édifice.
L'église, initialement une chapelle érigée en paroisse en 1880, fut inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques le 23 novembre 1995. Des modifications ponctuelles furent apportées aux XVIIIe et XIXe siècles, comme la reprise du bas-côté nord ou l'ajout d'une sacristie. Les lambris du chœur, restaurés grâce au prix du Pèlerin magazine, et le mobilier (statues anciennes, Pietà à quatre personnages) soulignent son importance patrimoniale. L'inscription sur le linteau de la porte nord, M R H LE GUEN NORRI LE MOAZ, reste un mystère partiel, évoquant peut-être un artisan ou un donateur du XVIIIe siècle.
Le site, propriété de la commune de Douarnenez, se situe au 1 rue de la Paix. Son architecture mêle ainsi des éléments médiévaux, Renaissance et modernes, reflétant près de sept siècles d'histoire religieuse et artistique bretonne. Les travaux de restauration du retable, initiés en 2012, et la protection des lambris peints illustrent les efforts continus pour préserver ce patrimoine exceptionnel.